Première femme arbitre dans le Championnat de France, Stéphanie Frappart a annoncé ce week-end sa retraite des terrains, à 42 ans. Après avoir fait ses débuts en 2019 sur les pelouses de Ligue 1, sa carrière l’a amené à officier en Ligue des champions et même en Coupe du monde avec un match au Qatar en 2022. Pour la native du Plessis-Bouchard (Val-d’Oise), l’avenir s’écrira au sein de la commission d’arbitrage de l’UEFA.
Si Frappart était loin de faire l’unanimité ces dernières années, contestée comme nombre de ses confrères pour ses décisions et erreurs arbitrales, elle pourrait bien manquer à l’AS Monaco. Car cela s’est souvent très bien passé pour l’ASM, qui a croisé sa route à 14 reprises. Si elle a arbitré son premier match en Ligue 1 en 2019, il a fallu attendre 2021 pour la voir sur une rencontre de Monaco. C’était le 14 mars, contre Lille, et la partie s’était soldée sur un nul sans but.

Sur ces 14 rencontres, douze l’ont été en Ligue 1 et deux en Coupe de France. C’est à l’occasion de cette compétition, en janvier, que les Monégasques l’ont retrouvé une dernière fois, lors de la victoire contre Orléans (3-1). Il s’agissait du septième succès de rang avec Frappart au sifflet. Au total, les Rouge et Blanc ont gagné 10 fois lorsqu’elle arbitrait, et n’ont perdu et concédé des matches nuls que deux fois de chaque.
Au niveau disciplinaire, elle s’est montrée légèrement plus stricte avec l’ASM que ses adversaires, même si ce sont surtout eux qui s’en sont plaints, à l’image d’un Julien Stéphan, alors entraîneur de Rennes, battu (0-1) au Louis-II en 2024 et amer après l’expulsion de Martin Terrier. Un match où Monaco avait aussi fini à 10 avec le rouge sorti à l’encontre de Thilo Kehrer. Le carton rouge n’a toutefois jamais été sorti directement par la désormais ex-arbitre. Les trois exclusions monégasques (Kehrer, Camara, Idumbo) ont toujours été prononcées à la suite d’un deuxième avertissement.

Celle de Lamine Camara contre Lyon (2-0), le 24 août 2024, avait d’ailleurs été critiquée pour sa sévérité et surtout pour le premier carton jaune, que le Sénégalais ne méritait pas après avoir tenté de jouer vite un coup franc en fin de partie. Le match de Frappart n’avait d’ailleurs pas convaincu et cela avait notamment amené à une situation ubuesque, où l’arbitre internationale avait été victime d’une usurpation d’identité sur les réseaux sociaux.
Plusieurs années auparavant, en 2021, un autre Lyon-Monaco avait donné lieu à des commentaires acerbes de l’entraîneur de l’OL, Rudi Garcia, qui l’avait jugée « dépassée » après avoir été exclu du banc. S’il est vrai que l’arbitrage n’avait pas été très inspiré ce soir-là, les supporters lyonnais avaient hurlé au complot puis sorti un montage photo montrant Frappart vêtue d’un maillot monégasque sur les réseaux sociaux.

