Eric Dier semble avoir retrouvé du poil de la bête cette saison. Le défenseur central anglais a été installé comme titulaire par Filipe Luis, en plus d’avoir été promu vice-capitaine. Auteur d’un but contre Le Havre et de performances solides, il semble avoir oublié les difficultés de sa première année à l’AS Monaco, qui n’étaient pas liées au niveau de la Ligue 1 : « Je crois surtout que je n’ai joué que 13 matches, donc le problème a surtout été physique pour moi, car j’ai connu trois blessures dont deux rechutes, ce qui ne m’était jamais arrivé dans ma carrière. C’est ce qui m’a le plus gêné l’an dernier honnêtement. »
Les mauvaises performances de Dier la saison passée avaient conduit à s’interroger sur son avenir, surtout que son salaire élevé était devenu un « sujet », comme l’avait rappelé Thiago Scuro, après l’encadrement de la masse salariale par la DNCG. Mais l’ancien de Tottenham ne s’est jamais inquiété des rumeurs : « C’est une situation normale. Ce n’est pas la première fois de ma carrière que je suis dans ce cas, donc en général j’essaye juste de m’occuper de ce que je peux contrôler, à savoir bien m’entraîner, bien jouer, rester en bonne santé et être disponible pour l’équipe. Tout autre sujet n’est pas quelque chose sur lequel je peux avoir un impact, donc je ne m’y attache pas trop. »
« Je ne pense pas qu’il y ait de bon moment pour affronter une équipe comme le PSG »
Eric Dier
Dier et désormais bien là, bien décidé à se refaire la cerise, aidé notamment par Filipe Luis, qui l’a remis sur les rails, et qui avait pris sa défense récemment : « De mon côté, j’apprécie beaucoup de travailler avec lui au quotidien, et ce, depuis le premier jour, a-t-il confié. Apprendre ses principes de jeu à l’entraînement, les mettre en pratique, mais aussi observer la façon dont il est avec le groupe et dont il nous manage tous les jours, c’est vraiment passionnant. J’aime aussi le fait qu’il prenne part aux séances sur le terrain, et notre façon de jouer en match. »
Vendredi, Monaco affronte le Paris Saint-Germain, qui n’a toujours pas gagné cette saison : « Sincèrement, je ne pense pas qu’il y ait de bon moment pour affronter une équipe comme ça. Nous parlons de la meilleure équipe du monde sur les deux dernières années, composée de joueurs de classe internationale et avec l’un des meilleurs coachs de la planète à sa tête. Je ne crois donc pas que nous puissions tirer des conclusions des résultats qu’ils ont obtenus lors des deux premières journées. Il y a trois mois ils ont gagné à nouveau la Ligue des Champions, ce n’est pas si loin. »
Dier a déjà une idée de ce que les Monégasques devront bien faire pour éviter de se faire déborder par la puissance de feu du PSG : « Ils ont beaucoup de mouvements au sein même de leur système qui est hybride, certains joueurs se placent entre les lignes et sont très mobiles. Le coach va de toute façon nous donner le plan de jeu qu’il veut déployer, et pour nous, il s’agit surtout de bien gérer ces mouvements incessants de leur part et de bien communiquer entre nous pour faire les choses ensemble. »
