« Mauvais », « parti pris contre Monaco » : Golovin vitupère contre l’arbitrage

Aleksandr Golovin a passé la trêve internationale loin de Monaco et de la France. Une mise au vert lointaine qui l’a sans doute poussé à se lâcher au moment d’évoquer l’arbitrage en Ligue 1 dans les colonnes de Sport-Express. Qu’importe s’il s’est fait remarquer négativement récemment en étant expulsé lors de deux matches de suite, contre Nantes et Paris, le milieu de terrain de l’ASM n’a pas mâché ses mots pour évoquer les prestations des arbitres. Une sortie qui, à un tel moment de la saison, apparaît franchement douteuse, puisqu’il a laissé entendre qu’un complot touchait Monaco. « Je peux affirmer avec certitude qu’en France, l’arbitrage est mauvais. Il y a un parti pris contre Monaco », a déclaré Golovin.

Le joueur de 29 ans a tenté de justifier cette affirmation : « Je ne veux pas mettre nos résultats sur le dos des arbitres, mais ça se ressent. S’il y a un moment limite, l’arbitre prendra une décision défavorable. Et ce n’est pas seulement mon avis, mais celui de nombreux coéquipiers. Quand nous marquons, les arbitres attendent à chaque fois la décision de la VAR. Contre nous, cela n’arrive pas. Ça ne peut pas être une coïncidence. On a l’impression qu’ils essaient de s’accrocher à des détails infimes pour trouver quelque chose. Il y a eu une période où nous jouions mal — beaucoup de nuls et de défaites. À ce moment-là, nous avons perdu contre Marseille (0-1) à l’extérieur, on nous a refusé un but. C’était horrible. Aucune explication, pour quoi faire. Et il y a eu plusieurs matches de ce genre, où le score était de 0-0, on marquait, le but était annulé, puis l’adversaire prenait l’avantage. »

Golovin a également évoqué sa double expulsion en février, contre Nantes et Paris. S’il n’a pas contesté la seconde, il a vivement critiqué la première : « Lors du match contre Nantes, j’ai reçu deux cartons jaunes. Le premier, c’était simplement parce que je me tenais là. Deux de mes coéquipiers sont venus discuter avec l’arbitre, j’étais à dix mètres de la conversation. Je ne faisais rien, je ne disais rien. L’arbitre m’a donné un carton jaune… J’ai applaudi, et pour ça, on m’a donné un deuxième carton tout de suite. »

Puis de critiquer le manque de cohérence des instances : « Ensuite, il y a eu la commission. En France, la coutume veut qu’après un carton rouge, on contacte les arbitres, on regarde la séquence et on donne son avis. Je leur ai dit que je ne comprenais pas pourquoi j’avais reçu ce carton jaune. On a revu la séquence avec les arbitres… Ensemble, on n’a toujours pas compris pourquoi j’avais été sanctionné. Ils ont dit que c’était une erreur de l’arbitre. »

Le Russe a le sentiment de payer une certaine mauvaise réputation, lui qui a souvent affiché une attitude contestataire auprès des arbitres par le passé : « C’est possible, mais on ne peut pas donner de carton pour une histoire personnelle, ça ne marche pas comme ça. Il y a un moment précis : on sanctionne ou on ne sanctionne pas pour ça. Pour moi, cette décision était vraiment bizarre. Et lors du match de Ligue des champions contre le PSG, le carton rouge était justifié : je voulais enlever le ballon, et Vitinha a bien placé son pied. »

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