L’AS Monaco a vu sa série de victoires s’arrêter, samedi, sur la pelouse de Strasbourg. Tenus en échec (1-1), les Rouge et Blanc n’étaient pourtant pas loin de pouvoir faire pencher la balance en leur faveur. Mais les circonstances, et aussi l’arbitrage d’Éric Wattellier, en ont décidé autrement. Matthis Abline s’est notamment vu refuser un pénalty en toute fin de rencontre, alors qu’il était crocheté par Mitchell dans la surface.
L’attaquant de l’ASM a d’ailleurs pesté après cette décision en zone mixte : « Pour moi, il y a penalty ! On a regardé les images et je ne sais pas comment l’arbitre ne va pas voir la VAR… On voit clairement sur le ralenti qu’il me prend la jambe et qu’il m’empêche de continuer l’action. » Même son de cloche pour son entraîneur Filipe Luis au micro de Ligue 1+ : « Pour moi c’est penalty. Je ne dis pas ça parce que je veux ce pénalty, mais il (Mitchell) essaie de tacler la balle mais il touche Abline. »
En conférence de presse, le Brésilien n’a pas voulu charger davantage un arbitre qui devait déjà avoir les oreilles qui sifflent et dont on se demande bien s’il se les fera tirer par sa hiérarchie. Car ce pénalty oublié n’a pas été le seul impair commis par Wattellier au cours du match, mais celui qui a fait déborder la coupe des dirigeants monégasques. Avant cet épisode, l’action menant au but strasbourgeois, inscrit par Sadibou Sané contre son camp, a été entachée de deux erreurs.
Pris en sandwich par Stanis Idumbo et Flavio Nazinho dans la surface, Gessime Yassine est tombé et a touché le ballon avec ses deux mains mais sans entraîner le moindre coup de sifflet de la part de Wattellier. Et lorsque le cuir a été renvoyé par Golovin, celui-ci s’est trouvé au milieu du passage, le déviant, entraînant la perte de balle monégasque, un duel puis une faute du Russe quand l’action aurait dû être arrêtée et le ballon remis en jeu avec un entre-deux.
Ces décisions n’auraient pas été comprises par les dirigeants monégasques, mais elles ont des répercussions, à la fois sur le résultat, qui aurait pu être bien meilleur pour les Monégasques, et dans les têtes. « Les joueurs sont également très contrariés », concluait Filipe Luis, en atténuant probablement le sentiment général qui régnait dans le vestiaire.
