Le début de la semaine a été consacré à une tournée des médias pour Filipe Luis. L’entraîneur brésilien, à qui tout semble réussir en ce début de saison avec l’AS Monaco, s’est livré à l’AFP, en plus de L’Équipe et de RMC. Dans cet entretien, le technicien s’est notamment attardé sur la dimension mentale de son approche, qui semble un peu détonner. Aux grands discours inspirants, portés par des personnages charismatiques, le pragmatique Filipe Luis semble privilégier une méticuleuse préparation et un échange régulier avec son groupe.
« Je suis ouvert, j’écoute les joueurs, je les laisse donner leur avis, présente-t-il. Je suis proche, mais pas adepte du discours de motivation. Trop parler n’est pas bon. Tu as beau motiver un joueur, seuls sa personnalité et le processus naturel de compétition l’emmèneront plus loin. Il doit savoir ce qu’il a à faire. C’est une loi de survie: le plus fort, le mieux préparé, l’emportera. Je stimule la compétition interne. En revanche, chacun a le droit à l’erreur, doit s’y préparer et assumer. »
Des propos qui surprenants, quand on pense notamment à certaines de ses inspirations dans le métier : « Je suis certainement devenu entraîneur à cause de (Diego) Simeone (son entraîneur à l’Atlético Madrid, ndlr). Il a changé ma mentalité, éveillé mon intérêt pour le métier. Ma philosophie comporte un peu de lui, de Mourinho, Jorge Jesus, Guardiola pour l’attaque. Elle vient surtout de mes sensations de joueur. Mes idées sont profondément ancrées en moi, qu’il y ait victoire ou défaite. Mais le résultat reste toujours le plus important. »
