Arrivé à l’AS Monaco à l’été 2023, Denis Zakaria se sent très bien sur le Rocher. Dans un reportage qui lui a été consacré dans le média suisse Blick, le capitaine des Rouge et Blanc s’est confié sur cette nouvelle vie et sur le fait d’avoir rebondi après plusieurs échecs, en Italie à la Juventus et en Angleterre, à Chelsea. « Depuis trois ans, tout va bien, s’est-il réjoui. C’est même devenu ma deuxième maison, je n’ai pas peur de le dire. Je suis très heureux d’avoir pu me poser à un endroit. »
Un sentiment de plénitude qu’il doit à une certaine tranquillité. Le Genevois de 29 ans peut passer relativement incognito devant le parterre de stars qui occupe la Principauté. « Ici, je ne serai jamais le plus connu », a-t-il plaisanté. Au contraire de Mönchengladbach, où il a passé quatre ans et demi, entre 2017 et 2022. « C’est sûr que, quand je sors, je suis moins sollicité qu’en Allemagne. C’est un contraste qui est bien réel. À Mönchengladbach, le football est ultra-important et c’est même une priorité pour des milliers de supporters. »
« Cette envie de te faire mal, d’aller au bout de toi-même, elle doit dépendre de toi, pas des autres »
Denis Zakaria, à propos du contexte monégasque
Pour autant, Zakaria ne veut pas laisser le manque de ferveur influer sur son niveau de performance : « À Monaco, il y a moins de monde au stade, mais le club a aussi des fans, il ne faut pas croire. Mais cela ne change rien, au fond. Cette envie de te faire mal, d’aller au bout de toi-même, elle doit dépendre de toi, pas des autres. On n’est pas à Monaco pour le tourisme, mais pour être performants. »
Et celui qui a récupéré le brassard de capitaine seulement un an après son transfert à l’ASM, veut emmener le plus de monde possible dans son sillage, à sa manière : « Je ne suis pas du genre à élever la voix. Je suis plutôt celui qui va parler avec tout le monde, qui fait le lien entre les gens, des plus jeunes aux plus anciens. »
Et surtout en voulant donnant l’exemple. « Je n’ai jamais été un joueur à problèmes et je pense que je ne le serai jamais, a-t-il affirmé, en référence à un temps de jeu plutôt réduit avec la sélection suisse. Je suis bien obligé de faire avec, même si parfois il y a un peu d’incompréhension de mon côté. Je travaille, je donne tout et je reste positif. »
