L’AS Monaco n’aime décidément pas se simplifier la vie. Après une saison marquée par un échec pour retourner en Ligue des champions, le club de la Principauté a décidé de trouver des coupables dans toutes les strates du club pour y répondre. C’était déjà le cas avec les renvois de Yann Le Meur, l’ancien directeur de la performance, et de Sandy Guichard, l’un des préparateurs physiques, et sans doute que la responsabilité de cet exercice raté dans les grandes largeurs n’incombe pas à une seule personne ou composante. Sébastien Pocognoli va d’ailleurs lui aussi faire partie de ce grand ménage, alors que Thiago Scuro pourrait finalement y échapper.
Mais derrière les têtes de gondole du projet monégasque, Nice-Matin indique que plusieurs membres du staff ont déjà quitté le club en cours de saison. Un analyste vidéo aurait été prié de s’en aller mi-avril, alors qu’un autre était déjà parti pour rejoindre Tottenham en décembre 2025, et cette décision aurait crispé en interne. Fabio Rodrigues Martins, l’un des responsables kiné, est lui parti, non sans avoir tenté de dénoncer auprès du président Dmitry Rybolovlev le fonctionnement de l’un membre du staff. Sa cible était alors Vadim Khetagov, qui avait déjà été mis en avant dans plusieurs médias au cours de la saison, et qui opère avec son fils.
Celui qui se présente comme un kinésiologue est un personnage clivant et cristallise les tensions au sein du club, mais surtout, il semble bénéficier d’un blanc-seing de la part du président monégasque, qu’il aurait contribué à soigner lorsqu’il était malade. D’après le quotidien azuréen, Khetagov aurait vu ses prérogatives s’élargir depuis quelques mois et une source du club regrette désormais qu’il ait « décision finale sur tout ». Le Russe a eu l’exclusivité sur les cas de Paul Pogba et Ansu Fati, avec la réussite que l’on connaît pour le premier, qui a joué six rencontres sur la saison complète.
Plusieurs joueurs, et notamment un parti l’été dernier, avaient refusé de passer entre ses mains, préférant consulter à l’extérieur. Denis Zakaria aurait été l’un d’eux, rapporte Nice-Matin, mais il aurait été ramené sur le « droit chemin » par le président Rybolovlev lui-même. Un ultimatum pour bien montrer que tout n’est pas près de changer, même lorsque cela semble nécessaire.
