Si la plupart des marchés sont désormais fermés, quelques-uns demeurent ouverts. C’est notamment le cas des Pays-Bas, ce mercredi, avec le prêt de Thilo Kehrer à l’Ajax Amsterdam, ou en Belgique, où Yann Lienard devrait atterrir en étant prêté au Cercle Bruges. Mais d’autres pays seront ouverts plus longtemps, en particulier deux avec des moyens financiers plus importants, comme la Turquie (4 septembre) ou l’Arabie saoudite (6 septembre). Ainsi, l’AS Monaco, qui n’a pas totalement rempli ses objectifs au niveau financier, pourrait réaliser d’autres ventes dans les jours prochains.
« Il faut voir ce qui peut encore se passer, car certains marchés disposent encore des moyens financiers nécessaires pour agir », a expliqué Scuro. Nous menons différentes discussions avec différents clubs. Il se peut que des joueurs autres que Lamine (Camara) ou Folarin (Balogun) soient transférés dans les 48 prochaines heures. »
Le refus de Balogun a balayé la stratégie monégasque
Concernant l’Américain, toutes les options sont sur la table : « Aujourd’hui, c’est toujours un joueur de l’AS Monaco. Il y a une chance qu’il reste. Mais pour l’instant, nous attendons toujours son retour pour pouvoir nous asseoir autour d’une table, discuter et déterminer ensemble la suite des événements. D’autres marchés sont encore ouverts, et nous menons des discussions concernant différents joueurs, y compris Balogun. »
Le refus de Folarin Balogun a eu un double impact. Outre l’absence de rentrée d’argent frais, il n’a pas non plus permis à l’ASM d’alléger sa masse salariale comme exigé par la DNCG : « Notre plan financier fonctionnait presque parfaitement jusqu’à 19 heures (mardi). La réduction des salaires était dans les clous. Nous avions réussi à recruter les joueurs que nous voulions. Tout avait été approuvé à l’avance par la DNCG. Il ne nous restait qu’un très petit écart financier à combler pour cet hiver. Tout avait été très, très bien mené. »
« Malheureusement, les événements que j’ai mentionnés précédemment se sont produits, a enchaîné le directeur général du club. Maintenant, nous devons faire face à cette situation et trouver des solutions par d’autres moyens. Nous y travaillons déjà. (…) En termes de pourcentage, je dirais que nous avons dû réduire notre budget d’environ 20 %. Pour l’instant, nous dépassons ce plafond et nous devons encore trouver des solutions ou discuter avec la DNCG de la manière de gérer la situation. Nous le faisons chaque semaine de manière très ouverte et transparente. »
Scuro veut un mercato ouvert plus longtemps pour protéger la L1
Si l’ASM ne se trouve pas en position de force avec sa puissance financière et par rapport à ses engagements pris avec la DNCG pour réduire sa masse salariale, elle ne ferme pas la porte à l’arrivée d’un joker. Mardi soir, une piste Hicham Boudaoui était évoquée après l’échec du transfert d’Erik Lira. Mais l’ASM a d’autres manques, puisque aucun autre arrière gauche ou ailier droit ne sont arrivés.
« Cela dépendra des départs de joueurs qui permettront de libérer de la masse salariale. Il est possible que Monaco fasse appel à un joker au cours de cette première moitié de saison », a confirmé Scuro. Si l’ASM se trouve obligée d’utiliser ce point de règlement, c’est aussi parce que son mercato se termine en même temps ou presque que celui des plus gros Championnats, à la surface financière plus large.
Mais cela ne convient pas à Scuro, qui a d’ailleurs pesté contre la fermeture du marché français quatre heures avant celui anglais : « Nous devrions nous demander s’il est logique que notre mercato se termine avant celui de la Premier League, car cela pose beaucoup de problèmes. Pour protéger les clubs français, nous risquons de devenir plus que jamais un Championnat qui ne fait que vendre ses joueurs. Peut-être devrions-nous commencer à envisager de prolonger le mercato d’un jour, voire de deux, à l’instar de la Belgique ou la Turquie. C’est un moyen de protéger les clubs. »
