Lors de la première moitié de saison, Mamadou Coulibaly est devenu une option très crédible au milieu de terrain. Le joueur de 21 ans a pu réaliser de belles prestations comme face à Manchester City (2-2, le 1er octobre) ou encore Nantes (5-3, le 29 octobre). « Je reste focus sur mon travail car je sais que c’est une année d’apprentissage, a sobrement commenté Coulibaly en conférence de presse. Je ne m’attendais pas à jouer autant de matchs mais j’ai eu cette chance donc maintenant j’apprends, je profite du moment et de chaque instant présent. »
Coulibaly totalise 20 apparitions cette saison, dont 14 titularisations. Un nombre qui n’aurait sans doute pas été aussi élevé avec Adi Hütter, qui lui préférait Aladji Bamba. Mais l’arrivée de Sébastien Pocognoli sur le banc a tout changé : « Il a été d’une très grande utilité pour moi parce qu’à un moment donné je ne jouais pas trop. J’avais peut-être le moral dans les chaussettes mais il m’a remis sur pied. On a beaucoup échangé et il m’a dit qu’il fallait continuer de travailler, rester concentré et humble. »
« Je suis un éternel insatisfait »
Mamadou Coulibaly
Mais le Parisien de naissance a déjà traversé de moments difficiles, comme lorsqu’il s’est fait les croisés contre Nantes le 19 mai 2024, jour de sa première titularisation : « J’ai eu cette blessure qui m’a écarté longuement des terrains l’année dernière donc désormais, à chaque moment de ma vie où j’ai un blocage, j’essaie de passer outre et de trouver une solution pour dépenser moins d’énergie ailleurs. »
Le milieu de terrain a aussi analysé les domaines dans lesquels il pouvait encore progresser : « Je peux continuer à affiner tout ce qui est tactique, attaquer et défendre quand il le faut, savoir faire les bons efforts et calmer le jeu quand c’est nécessaire aussi. Des choses que les cadres de l’équipe comme Zakaria et Thilo (Kehrer) savent faire et dont je m’inspire. Je suis un éternel insatisfait donc à chaque chose réussie, je vais toujours en regarder le négatif pour essayer de progresser et être encore meilleur le lendemain. »
Et à ce titre, le carton rouge reçu contre Lyon pour un attentat sur Nicolas Tagliafico (0-3, le 3 janvier) et qui lui a valu trois matches de suspension, lui a permis de se remettre en question : « Je pense que je dois l’accepter même si ça aurait pu être évité. C’est arriver au mauvais moment car c’est une période ou j’aurais pu accumuler des matchs. J’ai fait une erreur et je n’ai pas vu l’adversaire. Ça ne change pas mon rapport sur les duels mais au niveau de l’analyse, de ma prise d’information et de ma réactivité ça a pu m’aider parce que je ne veux pas commettre à nouveau cette maladresse. »
