Grâce à un but de Maghnes Akliouche avant la pause, l’AS Monaco a pu entrevoir une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais l’ASM, en infériorité numérique, a été reprise par un PSG à réaction (2-2) et n’a pu réaliser l’exploit.
Au match aller, les Monégasques avaient douloureusement appris que posséder deux buts d’avance sur le champion d’Europe en titre n’était pas l’assurance de remporter le match. Avec un seul but d’avance, au moment de rentrer aux vestiaires, ils étaient donc encore vulnérables et pouvaient s’exposer à un retour des Parisiens. Mais lorsque Maghnes Akliouche a trompé Matveï Safonov à la 44e minute de jeu, à la suite d’une belle action collective, tous les espoirs étaient alors permis. Car l’avantage au tableau d’affichage pris par les Monégasques après le premier acte obéissait à une certaine forme de logique et de mérite eu égard à la production des deux équipes sur le terrain.
Avec un pressing assez haut mais surtout une bonne couverture de toutes les zones du terrain, les joueurs de Sébastien Pocognoli ont donné le sentiment de bien mieux maîtriser leur sujet que ceux de Luis Enrique, et surtout sans trop forcer, même si la barre transversale de Bradley Barcola à la 41e minute, a constitué un sérieux rappel des qualités parisiennes dans un moment où le tenant du titre reprenait le contrôle du ballon, et permis aux Monégasques, qui n’avaient alors obtenu qu’une seule grosse occasion, ratée par Mamadou Coulibaly (9e), de mettre le réveil. Le milieu de terrain de 21 ans se rattrapait pour un temps avec une passe intelligente vers Akliouche sur l’ouverture du score, avant de plomber les siens en seconde période.
Le joueur formé à l’Academy, pourtant intéressant jusqu’ici dans le jeu et l’animation et dans un rôle loin d’être le plus évident pour lui, recevait deux cartons jaunes en quelques minutes d’intervalle (55e, 58e), synonymes d’exclusion. Comme au match aller, après une prestation plus que convaincante à 11 contre 11, l’ASM s’est retrouvée en infériorité numérique. Un premier coup de bambou suivi d’un autre, puisqu’elle n’a pas eu le temps de subir, les Parisiens égalisant dans la minute suivante par Marquinhos, servi par le tourmenteur du match aller, Désiré Doué (60e). La suite est devenue beaucoup plus difficile, avec un PSG retrouvant de son allant et dominateur.
Les espoirs de l’ASM étaient douchés six minutes après l’égalisation, lorsque Khvicha Kvaratskhelia reprenait victorieusement une frappe d’Hakimi mal repoussée par Philipp Köhn (66e). Ils ont pourtant repris vie dans les derniers instants du match, sur une transition conclue par Jordan Teze pour remettre les deux équipes à égalité (90e+1) et il n’a manqué que quelques centimètres à Wout Faes, à quelques secondes du terme, pour reprendre un coup franc et envoyer les deux équipes en prolongations.
Difficile de savoir exactement ce que l’on ressortira de cette rencontre pour les amoureux de l’ASM. Les uns se satisferont d’un bon nul et d’un beau visage affiché sur l’ensemble des deux matches, d’une équipe loin d’être ridicule et pas humiliée comme Brest à pareille époque l’an dernier. D’autres pourront nourrir des regrets, comme Monaco en avait eu après Benfica la saison passée. Car si Paris reste le top niveau européen, il semblait y avoir de la place pour aller plus loin et ainsi s’offrir une vraie belle émotion au cours de cette aventure européenne, qui s’achève, sans que l’on sache trop s’il y en aura une autre bientôt. Là encore, tout est question d’espoir.

