Avec huit ans d’ancienneté au club, Aleksandr Golovin a vu un certain nombre d’entraîneurs s’installer sur le banc de l’AS Monaco. De Leonardo Jardim, à son arrivée, à Sebastien Pocognoli aujourd’hui, en passant par Thierry Henry ou encore Niko Kovac, le Russe a aussi été témoin des changements de direction, parfois abrupts, opérés en cours de saison. Et celui de celle en cours, qui a vu Adi Hütter être débarqué en octobre au profit de Pocognoli, ne l’a pas laissé de marbre.
Dans l’interview fleuve qu’il a accordée au média russe Sport-Express, Golovin a reconnu qu’il avait ressenti quelque chose de particulier au moment du limogeage de l’entraîneur autrichien : « J’ai de bonnes relations avec tous les entraîneurs. Mais je me souviens très bien avoir éprouvé des sentiments inhabituels au moment du départ d’Hütter. Pour une raison que j’ignore, cela m’a été difficile, alors que cela ne m’était jamais arrivé auparavant, ni au CSKA, ni à Monaco. Quand Adi est parti, j’ai senti qu’il y avait de l’attachement. »
Pour autant, la saison a suivi son cours et il a fallu travailler avec son successeur. Le milieu de terrain en a parlé en termes positifs : « Pocognoli a un autre style. Il est jeune, a beaucoup d’idées, déborde d’énergie et nous la transmet. J’ai l’impression qu’il est toujours au centre d’entraînement, qu’il travaille sans relâche, qu’il se prépare constamment pour les matches. Sa jeunesse se ressent dans le fait qu’il est très énergique et impliqué dans le processus. Il peut participer à certains jeux avec nous. Mais il a autant de sagesse et de compréhension qu’un joueur plus expérimenté. »
