Pocognoli : « Tout ce qu’on grappille, c’est à la sueur de notre front »

L’AS Monaco est en pleine bourre et complètement replacée dans le sprint final, à un seul point du podium. Elle concentre les éloges, surtout que la plupart de ses victoires l’ont été contre des concurrents directs à l’Europe : « Je suis fier que l’on fasse ce genre de commentaires, ça n’a pas toujours été le cas cette saison. On prend ce qu’il y a à prendre. C’est logique vu nos performances, mais je veux trouver le juste équilibre par rapport à la période difficile et ancienne que l’on a connue, a commenté Sébastien Pocognoli, qui reste toutefois sur le qui-vive. Tout ce qu’on grappille en ce moment, on le fait à la sueur de notre front. Il y a les qualités techniques, physiques, mais aussi mentales. Je commence à connaître mon groupe et je sais que je dois garder un œil sur ce dernier aspect. »

Pour Pocognoli, cette belle série n’est pas une revanche sur les mois difficiles traversés entre novembre et janvier. « Je n’ai jamais été dans un rapport de force, a-t-il expliqué. Il n’y a pas de revanche ou de vengeance. Je pense que vous l’avez toujours senti. Je n’ai jamais pris de manière personnelle une critique. J’ai eu plus de mal avec celles qui touchaient mes joueurs et c’est pour ça que je les ai toujours défendus. Je savais ce que je voyais au quotidien et ça me frustrait de voir certains commentaires. J’aime qu’on soit objectifs, mais je n’ai pas de satisfaction à gagner des matches et que l’opinion soit plus positive. Je sais que si on perd à nouveau sept matches, les critiques reviendront. Cela fait partie du métier. »

Mais l’entraîneur belge d’expliquer qu’il est aussi nécessaire de laisser du temps aux équipes en place pour changer des choses en profondeur, car elles ont souvent une vision plus lointaine sur les process à mettre en place : « J’essaie d’être constant dans la victoire comme dans la défaite. On a des jugements un peu trop rapides alors que parfois, dans le football, tout ne se met pas en place rapidement. J’essaie de vous expliquer, dans chaque conférence de presse, ce qu’on tente de mettre en marche. Même si la réalité ce sont les résultats, j’ai toujours été convaincu par ce que je faisais. »

Vendredi, l’ASM se rendra à Paris pour affronter le PFC. Le coach monégasque est curieux de voir comment ses joueurs aborderont cette rencontre mentalement. Il espère surtout voir une autre copie que celle de l’aller (0-1) : « Je me souviens. On était de retour de Nantes (victoire 5-3) et on n’a pas su enchaîner au niveau physique. On avait assisté à un match d’un niveau affligeant en termes d’intensité. On a envie de rétablir les choses par rapport à ce match. Paris n’a plus concédé de défaite depuis longtemps avec un coach qui a des structures de jeu très claires et solides. On n’a pas peur mais il va falloir continuer à élever notre niveau, surtout si on regarde notre première mi-temps contre Marseille. »

Source : AS Monaco et Nice-Matin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.