Perrinelle : « Peut-être que c’est mieux de partir pour mieux revenir »

Après six années passées à l’AS Monaco, Damien Perrinelle a décidé de voler de ses propres ailes à partir de la saison prochaine. Le futur ex-adjoint de Sébastien Pocognoli a donné un entretien à L’Équipe pour expliquer les raisons de son départ : « C’est la fin d’un chapitre, la fin d’un cycle pour les deux parties. J’ai passé six années exceptionnelles à Monaco, avec des entraîneurs de haut niveau : Kovac, Clement, Hütter… et j’ai côtoyé des dirigeants forts comme Paul Mitchell et Thiago Scuro. Je remercie l’AS Monaco, car j’ai aussi pu passer le BEPF, que je vais obtenir en fin de saison. »

En plus de vouloir devenir entraîneur principal, le natif de Suresnes a laissé entendre en creux que Pocognoli ne l’avait pas autant impliqué dans sa responsabilité d’adjoint, et qu’il était devenu un « adjoint de club ». Mais aussi que d’une manière générale, l’ASM ne pouvait pas lui donner ce qu’il souhaitait : « Maintenant, j’ai des perspectives de développement que le club ne peut pas m’offrir : soit devenir entraîneur numéro 1, soit rester adjoint mais avec beaucoup de responsabilités. Je veux me développer, c’est l’objectif. Je sais où je veux aller et comment y aller. »

« Il y a eu des erreurs »

Damien Perrinelle, sur la saison de l’AS Monaco

Alors que l’AS Monaco se prépare à changer d’entraîneur, l’option Perrinelle n’a semblé jamais sur la table, y compris au Cercle Bruges : « Cela fait partie des rêves. C’est un club auquel je suis attaché. Peut-être que c’est mieux de partir pour mieux revenir, de se développer pour leur donner l’idée de me reprendre en tant que numéro 1. Ils ne peuvent pas m’offrir ça aujourd’hui, et c’est leur décision. Mais j’ai beaucoup appris. Je retiens une méthodologie de travail de ces six années, c’est ici que j’ai appris à devenir entraîneur. Monaco est un club à dimension mondiale, on ne s’en rend pas compte. »

L’ancien joueur des Red Bull New York a aussi livré son ressenti sur la saison ratée qui vient de s’achever : « C’était, je pense, la fin d’un cycle, peut-être avec Adi Hütter. Il y a eu des erreurs et je pense que le but est de les comprendre et d’avancer maintenant pour ne pas les reproduire. Le bilan est compliqué cette année, mais il ne faut pas retenir que ça pour Monaco. Sur les six années que j’ai passées à Monaco, c’est la première fois qu’on finit 7es. C’est dur de faire un bilan des dernières années uniquement sur cet accident. On parle souvent des blessures à Monaco aussi, mais on a eu l’un des meilleurs taux de disponibilité, à part cette saison. »

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