La saison de Maghnes Akliouche n’aura sans doute pas été la plus simple à vivre. Le milieu offensif de l’AS Monaco a joui d’un nouveau statut, celui d’international français, et c’est aussi quelque chose qui lui a pris du temps à digérer. « On va dire que les médias attendent forcément plus de toi quand tu es en sélection, a-t-il confié dans un entretien donné à Nice-Matin. Garder la tête sur les épaules et de la régularité dans les performances, c’est important pour le joueur. J’essaye de rester focus sur la contribution à la performance collective pour ne pas cogiter. »
Si l’exercice qui vient de s’achever n’a peut-être pas été au niveau que beaucoup attendaient pour le joueur de 24 ans, Akliouche s’est tout de même accroché pour faire son trou en équipe de France. D’abord jugé discret par Didier Deschamps, il s’est peu à peu affirmé : « Depuis septembre, je me sens de mieux en mieux. Que ce soit dans la vie de groupe ou sur le terrain, c’est ce que je ressens. On va dire que j’avais quelques repères à Clairefontaine, puisque j’ai fréquenté l’INF de 13 à 15 ans, comme d’autres dans le groupe. Mais revenir au château dans ces conditions, c’est beau et inoubliable. »
Et le joueur formé à l’ASM a réussi son pari, celui de disputer une Coupe du monde avec son pays : « C’est une fierté déjà d’être là. Pour moi, de pouvoir rendre les miens fiers aussi. De pouvoir jouer la plus belle des compétitions avec l’équipe de France A, c’est un bonheur. » Et il assure qu’aussi bien entouré, le niveau et l’exigence montent d’un cran : « Avec cette qualité technique, c’est plus facile de combiner, jouer. Il faut savoir s’adapter à cette exigence permanente autour de soi, mais c’est toujours plus simple pour jouer au football. »
