France-Sénégal 2002 : la consécration de la formation monégasque

Ce mardi, la France et le Sénégal vont s’affronter pour leurs débuts à la Coupe du monde 2026, dans un remake de leur rencontre en 2002 où les Lions de Teranga avaient provoqué un véritable séisme en faisant tomber d’entrée les champions du monde en titre (0-1). L’AS Monaco sera à l’honneur, avec trois représentants du club sur le terrain : Maghnes Akliouche côté français, et Lamine Camara et Krépin Diatta côté sénégalais. Ce chiffre peut aussi gonfler et arriver à six en prenant en compte les anciens monégasques que sont Kylian Mbappé, Aurélien Tchouaméni et Ismail Jakobs.

Mais il restera bien en dessous de celui du 31 mai 2002, où le double de Monégasques ou anciens Monégasques s’étaient retrouvés sur la pelouse du Daegu World Cup Stadium. Parmi ces douze noms, et à l’exception de Fabien Barthez, Youri Djorakeff et Willy Sagnol, neuf d’entre eux venaient directement du centre de formation de l’ASM. Forcément une fierté et la consécration d’un travail de longue haleine au sein du club, ce que n’avait pas manqué de rappeler le mythique président monégasque de l’époque, Jean-Louis Campora.

Si, comme ça son habitude, l’ASM avait massivement pourvu l’équipe de France grâce à sa formation, avec Thierry Henry, Lilian Thuram, Emmanuel Petit, David Trezeguet et Philippe Christanval, c’était en revance un peu nouveau du côté du Sénégal, où l’on pouvait trouver Tony Sylva, Moussa N’Diaye, Salif Diao et Souleymane Camara. Là encore, c’était la concrétisation d’une vision avant-gardiste de Campora, qui avait eu l’idée de créer un centre de formation à Dakar.

« À ce niveau important de la compétition, c’était le signe que nous avions eu raison de créer ces centres, de leur donner les moyens de se développer, et nous d’avoir des entraîneurs spécialistes dans le recrutement des jeunes et dans la formation de ces jeunes », avait récemment déclaré le président de l’ASM. Ce jour-là, peu importe que le score au tableau d’affichage soit en faveur de la France ou du Sénégal, car l’AS Monaco avait déjà tout gagné.

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