L’AS Monaco a battu Marseille, portée par un Paris Brunner métamorphosé et un Lamine Camara qui monte en puissance.
TOPS

Paris Brunner
L’attaquant allemand a fait parler sa vitesse et il a mis en difficulté Kondogbia du début à l’effet. Il a, par bien des aspects, rappelé le Folarin Balogun des derniers mois. Par son second but superbe fait de finesse et de feintes après une longue chevauchée (mais sans lob), ou par son travail dans le jeu dos au but, où il a obtenu plusieurs fautes et gêné considérablement l’ancien Monégasque. Mais petit plus, il a démontré qu’il possédait un vrai jeu de tête et c’est de cette manière qu’il a ouvert le score, avec un excellent sens du timing pour dominer Egan-Riley. Vu son ovation, le Louis-II a peut-être trouvé son nouveau prince.

Lamine Camara
Le milieu de terrain sénégalais était au four et au moulin dans cette rencontre et il a rayonné, alors que les rumeurs de transfert s’emballent à son sujet. Omniprésent dans les duels (9/13 remportés) et à la récupération (9 ballons gagnés), l’ancien Messin a en plus été particulièrement précis dans ses trasmissions, tout en prenant des risques pour jouer vers l’avant. Il a, plus d’une fois, réussi à se sortir de la tenaille balle au pied. Averti en fin de première période pour un geste d’humeur évitable consécutif à une erreur de jugement de l’arbitre.

Eric Dier
Le défenseur anglais est en train de faire oublier sa première saison ratée et commence à devenir le patron de la défense monégasque, qu’il a encore bien guidée par sa voix. Il a dégagé 14 ballons au total, en a pris un bon paquet de la tête et s’est aussi parfaitement interposé sur une tentative d’Harit (25e). Son dégagement s’est transformé en passe décisive pour Brunner (53e).

Sadibou Sané
Le défenseur sénégalais laissait apparaître de nombreuses craintes après son transfert et ses premières sorties en préparation. Mais depuis la reprise de la compétition, il ne montre aucun signe de fébrilité. Impeccable au duel, il a mis Gouiri sous l’éteignoir.

Filipe Luis
Le technicien brésilien a reconduit un onze identique à celui des deux précédents matches, et comme le veut l’adage, on ne change pas une équipe qui gagne. Malgré les carences actuelles de son effectif, il parvient à en tirer le meilleur parti et c’est à porter à son crédit. Ce quatrième succès confirme qu’il est dans le vrai. Son équipe a été capable de défendre de façon très rigoureuse, en resserrant au maximum les espaces à l’OM, et malgré quelques situations, Hradekcy a été peu mis en danger.
Les autres notes
Lukas Hradecky : 5/10
Le portier finlandais n’a finalement pas eu une soirée très compliquée. Il y a bien eu quelques occasions olympiennes mais avec seulement deux tirs cadrés, il n’a que rarement été mis en danger. Il ferme bien l’angle devant Abdallah au retour des vestiaires (47e).
Vanderson : 5/10
Le Brésilien a été très actif dans son couloir mais il n’a pas vraiment pu tirer son épingle du jeu parce qu’il avait devant lui un Palmieri qui avait aussi des cannes et du répondant et qui a tenté de le mettre sur le reculoir. Il a bien résisté, soutenu aussi par Coulibaly. En fin de partie, il s’interpose à deux reprises face à Gouri et Moumbagna. Il joue mal un coup en fin de première période, aux abords de la surface marseillaise (40e).
Flavio Nazinho : 5/10
Le Brésilien a eu moins d’influence mais cela ne signifie pas qu’il a n’a pas fourni autant d’effort. Il avait du travail avec Harit et Weah dans son couloir, et lui aussi a pu compter sur un Idumbo très concerné pour l’aider dans ses tâches défensives. Il a perdu peu de ballons et c’est à mettre à son crédit, mais cela traduit aussi une prise de risque limitée dans ce match. Averti en fin de match après avoir été dépassé.
Denis Zakaria : 6/10
Le capitaine des Rouge et Blanc a été un peu moins en vue mais il s’est tout de même souvent projeté dans cette partie pour apporter le surnombre. Et dans son jeu vers l’avant, il a été impeccable (100% de ses passes réussies). On l’a un peu moins vu défensivement, ou parfois être un peu plus à la limite. Averti d’ailleurs durement sur un tacle qui manquait un peu de maîtrise mais qui ne méritait pas jaune.
Mamadou Coulibaly : 5/10
Le milieu récupérateur de formation est heureux d’être sur le terrain, même s’il n’évolue pas à son meilleur poste pour se mettre en évidence. Mais sa combativité est contagieuse et ses efforts, louables, aident bien Vanderson. Il reste cependant perfectible dans l’apport offensif, où son déchet empêche l’ASM de vraiment tirer profit de ses bonnes situations.
Aleksandr Golovin : 6/10
Encore très libre de ses mouvements, tantôt relayeur pour aller chercher les ballons, tantôt second attaquant pour aller presser, le Russe a été mobile et il a aussi considérablement gêné l’OM, qui n’a pas réussi à le cadrer correctement entre les lignes. Auteur d’une belle passe décisive avec un centre bien travaillé pour Brunner (13e).
Stanis Idumbo : 6/10
Le Belge, à défaut d’impressionner par sa vista technique, car il reste assez brouillon balle au pied, étonne par son abattage et sa capacité à enchaîner les efforts. Il s’est accroché et a signé plusieurs retours défensifs de bon aloi dans cette partie. Il a quand même réussi à se créer quelques situations, sans réussite, notamment sur la dernière où il enchaîne un contrôle de la poitrine et et une frappe du gauche (72e).


