Pour la DTA, la main de Sané valait un penalty en faveur Lens

Lors de Strasbourg-Monaco, l’ASM s’était vue refuser injustement un penalty après une faute sur Abline et dans son débrief de la 4e journée, cela avait été stipulé par la Direction technique de l’arbitrage (DTA). Situation inverse face à Lens, pour la 5e journée, où Clément Turpin, l’arbitre de la rencontre, semble avoir oublié un penalty pour la formation artésienne à la suite d’une main dans la surface de réparation de Sadibou Sané consécutif à une frappe de Cuisance.

« Au moment du contact avec le ballon, le bras du défenseur monégasque n° 72 (Sané) se trouve dans une position qui augmente artificiellement la surface couverte par le corps du défenseur, a rappelé la DTA, sans toutefois noter de mouvement du bras vers le ballon. En ayant son bras dans une telle position, le défenseur prend le risque de toucher le ballon avec ce dernier et, ainsi, d’être sanctionné. »

Mais contrairement à Strasbourg, Turpin a été appelé par ses assistants vidéos pour revoir l’image. Mais ce dernier ne s’est pas déjugé et a maintenu sa décision après un échange où il a fait parler son autorité.

Clément Turpin : « Est-ce que tu peux me montrer un angle si Dier envoie le ballon ou pas sur la main, s’il te plaît. Est-ce que Dier touche le ballon ? »

Cyril Gringore : « Non, pour moi Dier ne touche pas le ballon… »

Clément Turpin : « (Il coupe) Si, si, il touche le ballon. Regarde, il touche le ballon, et ensuite ça va sur la main. Regarde bien, Cyril. Il touche le ballon et ensuite ça va sur la main. (…) Ça touche le pied, et ça vient sur la main. Donc pour moi, je n’irai pas au penalty. C’est un changement de trajectoire du ballon. Ok, Cyril ? »

Cyril Gringore : « Ok, ça marche. »

L’explication fournie par l’arbitre central n’a cependant pas trouvé grâce auprès de la DTA : « L’éventuelle déviation préalable du ballon par la jambe du défenseur monégasque n° 15 (Dier) ne constitue pas une exception à la loi 12 qui annulerait le caractère sanctionnable de la main. Conformément aux lois du jeu, un penalty devait donc être accordé. »

Ce n’est en tout cas pas la première fois que Clément Turpin est déjugé par sa hiérarchie sur un match concernant l’AS Monaco. Il y a un peu moins d’un an, il n’avait pas expulsé Lamine Camara pour sa semelle sur Lucas Chevalier lors d’une victoire contre le PSG. Si le carton rouge apparaissait logique, seul un jaune avait finalement été donné

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