Idumbo sur sa complicité avec Brunner : « À chaque fois qu’il marque, je suis l’homme le plus heureux de monde »

Stanis Idumbo a passé la trêve à La Turbie, pour soigner une blessure au psoas qui l’a privé de sa première sélection avec la RD Congo. Le milieu offensif de l’AS Monaco, qui devrait faire son retour contre Toulouse, samedi, a obtenu cette convocation grâce à un bon début de saison : « Je suis un titulaire aujourd’hui, ce que je n’avais jamais vraiment été depuis que je suis professionnel, a-t-il confié dans un entretien donné à TV Monaco. Alors sur cet aspect-là, on peut dire que je suis satisfait et content de ce début de saison. Je suis fier de moi, ce n’est que le début mais ça montre une grande amélioration par rapport à la saison dernière. »

Eu égard à l’exercice précédent, il était difficile d’imaginer le joueur de 21 ans rebondir aussi bien. Il a évoqué sa première saison sur le Rocher sans langue de bois et avec des mots touchants : « L’année dernière était une année très, très difficile. Je n’ai pas eu beaucoup de blessures, j’ai juste été mis au placard. Mais quand je regarde en arrière, c’est une année ou j’ai beaucoup appris, grandi, mûri et compris l’importance de toujours rester professionnel et toujours se donner à fond. Quand tu es dans une période où tu ne joues pas, tu peux vite vriller, te décourager, mal terminer, en vrai. (…) Le moment le plus difficile à vivre, c’est de me dire que je ne sers à rien. »

Le Belge a évoqué le soutien de certains cadres, comme Denis Zakaria, mais surtout d’un autre homme en forme en ce début de saison, Paris Brunner : « On vivait la même période tous les deux, mis à l’écart, alors on se soutenait mutuellement car c’était une période vraiment très compliquée. » Une vraie complicité est née entre les deux hommes : « À chaque fois qu’il marque, je suis l’homme le plus heureux de monde. J’ai vraiment beaucoup d’admiration pour lui, parce que malgré tous ces moments compliqués, quand il commençait à se mettre en colère, j’ai toujours été là à ses côtés pour l’épauler. Et quand je le vois briller comme ça, je suis super content pour lui. »

« C’est un coach qui sent le football, il n’a pas peur de donner des conseils, de dire de belles choses et d’encourager »

Stanis Idumbo, à propos de Filipe Luis

De cette saison difficile, Idumbo a forcément appris des choses. Il en a retiré deux enseignements essentiels : « Il faut toujours s’entraider. Car on ne sait pas quel genre d’épreuves les autres peuvent mener. Alors quand tu vois quelqu’un dans la difficulté, il faut toujours être là pour l’aider. Et la persévérance porte toujours ses fruits. (…) Le football, c’est une vie mais c’est aussi énormément de mental, d’épreuves. Si tu gardes la tête froide, tu peux gravir des montagnes et aller au plus haut sommet du monde. »

Derrière ce renouveau, il y a aussi un homme : Filipe Luis. Et le natif de Melun s’épanouit sous sa direction : « C’est un coach qui, dès le début, m’a donné beaucoup de confiance. On a eu quelques petits meetings entre nous et m’a montré beaucoup de confiance, qu’il comptait sur moi. On le voit à travers le temps de jeu. (…) Il me parle beaucoup sur le terrain, en dehors, on a une bonne connexion, on se comprend et c’est un coach qui aime ma façon de jouer alors il me donne beaucoup de conseils. C’est un coach qui sent le football, il n’a pas peur de donner des conseils, de dire de belles choses et d’encourager, surtout. »

Idumbo ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « Je ne dois pas me reposer sur mes lauriers, je dois continuer à travailler pour garder ma place. Il y a beaucoup de joueurs de talent qui peuvent jouer à mon poste. Mais la concurrence, c’est ce qui permet de devenir un meilleur joueur. (…) Je joue plus libéré. Quand tu as la confiance du coach, tu as la confiance de tes coéquipiers et quand tu rates un dribble, ils te rendent le ballon. Ça me permet d’essayer beaucoup plus et montrer mes qualités sur le terrain. »

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