L’AS Monaco n’a réussi que son troisième clean-sheet de la saison contre Fribourg mais, pour autant, sa défense est loin d’être aussi perméable que les années passées, avec seulement dix buts encaissés en onze matches. Et surtout seulement trois l’ont été dans le jeu. Cela signifie que l’ASM concède surtout sur les phases arrêtées, et cela constitue un point faible à corriger pour Filipe Luis. « Nous avons vu quelques progrès même si ce n’était pas encore parfait contre Fribourg et nous savons que nous devons progresser dans ce domaine. »
L’entraîneur monégasque a tenté de trouver les raisons, avec des joueurs mois dominants dans le domaine aérien : « C’est certain que lorsque l’on possède six ou sept joueurs dominants dans les duels aériens, c’est plus facile pour défendre car il suffit de mettre en place une structure et ils récupèrent le ballon grâce à leur bon timing pour intercepter. Ce n’est pas le cas chez nous, même si Eric Dier ou Mohammed Salisu sont performants, cela signifie qu’il faut continuer à travailler pour corriger les détails. »
« Marc travaille beaucoup et je crois en son travail »
Filipe Luis, à propos de Marc Orti Esteban, son adjoint aux coups de pied arrêtés
« Cela provient de plusieurs choses, c’est un mix, a pour sa part défendu Jordan Teze. Nous avons encaissé beaucoup de buts dans ce secteur, c’est vrai, mais il faut travailler là-dessus et s’améliorer en regardant des vidéos pour voir comment progresser. » La latéral de 27 ans a en tout cas bien conscience de cette faiblesse : « On en parle entre nous car cela peut permettre aux adversaires de se créer une occasion. »
Le staff monégasque cherche en tout cas la parade avec son nouvel entraîneur des coups de pied arrêtés depuis cet été, Marc Orti Esteban : « Nous étudions comment les adversaires attaquent sur coups de pied arrêtés et on décide ensuite quel sera notre plan même si cela dépend des joueurs présents sur le terrain à ce moment-là. Je prends ensuite la décision finale mais Marc réalise cette analyse, il travaille beaucoup et je crois en son travail », a tenu à clarifier Filipe Luis.
Le Brésilien a tout de même insisté sur un point : le manque de temps pour les travailler : « Parfois, nous avons le temps de nous entraîner là-dessus, parfois non, et parfois nous faisons de la vidéo ou nous discutons simplement avec les joueurs car l’emploi du temps est chargé. (…) Nous cherchons en tout cas la meilleure façon de leur apporter des solutions pour qu’ils se sentent plus en sécurité sur les coups de pied arrêtés défensifs. Mais je pense que nous avons vu des progrès, même s’il faut que l’on travaille encore beaucoup dessus, spécialement de façon individuelle avec chacun. »
