Combien de fois les trois maillots de 2025-2026 ont-ils été portés et comment sont-ils choisis ?

Ce mardi, l’AS Monaco a dévoilé la tenue domicile de la saison 2026-2027 et la collection sera bientôt complétée par les maillots extérieur et « third ». Comme la grande majorité des équipes, le club de la Principauté disposera de combinaisons différentes et contrastées afin d’éviter tout conflit de couleurs. Et dans les choix qui sont opérés depuis plusieurs années, on retrouve une certaine récurrence.

Lors de la saison qui vient de s’écouler, au traditionnel maillot domicile flanqué de la diagonale en rouge et blanc s’étaient ajoutés des ensembles bleu, pour la tenue « extérieur », et jaune clair, pour le troisième choix. Mais ces maillots, qui peuvent parfois être très populaires auprès des supporters de par leur originalité dans les coloris, ne sont pas toujours très utilisés.

Logiquement, celui domicile est le plus plébiscité, puisqu’il est forcément porté pour chaque rencontre au stade Louis-II. Lors de la saison 2024-2025, une seule exception avait été faite, l’ASM ayant porté un maillot noir pour commémorer le match du centenaire, contre Montpellier (le 28 septembre 2024), en reprenant les couleurs de sa première tunique de 1924.

Le maillot domicile porté 32 fois en 47 matches

Ce maillot domicile reste le premier choix pour l’ASM dans n’importe quel match, et il peut donc être aussi porté loin de la Principauté. Ce faisant, le maillot dit « extérieur » ne s’impose pas toujours dans ce contexte, y compris lorsque les conditions le permettent, comme quand Monaco s’est rendu à Nantes (5-3, le 29 octobre), sans opposer au jaune et vert des Canaris sa tenue bleue. La saison précédente, c’était pourtant dans une création à la dominante bleu lavande dessinée par la maison de haute couture Koché que les Monégasques avaient affronté le FCN.

Sur les 47 rencontres disputées en 2025-2026, le maillot domicile a été porté à 32 reprises. C’est une fois de plus que la saison dernière (31), qui comptait le même nombre de matches et qui, on le rappelle, a vu l’ASM faire une entorse à sa tenue fétiche pour fêter ses 100 ans avec une autre en guise de clin d’œil à son histoire. Cela laisse donc un nombre de matches identique pour les autres tuniques, à savoir 15.

La répartition est peu ou prou équivalente à la précédente. L’ensemble extérieur a été vu à 11 reprises contre 9 pour l’exercice précédent. Le « third » de cette année a été moins porté que son prédécesseur, quatre fois contre cinq, et notamment pour la der’ de la saison, face à Strasbourg.

Certaines récurrences dans les choix selon les adversaires

Ce choix a d’ailleurs étonné puisque l’ASM se rend traditionnellement à La Meinau en rouge et blanc, comme cela avait été le cas au mois de février pour la Coupe de France. Afin d’éviter les confusions avec le short blanc des Strasbourgeois, le bas rouge devient de rigueur, et cette fois, le short jaune pâle du troisième équipement avait été remplacé par un noir, donnant visuellement à l’ensemble un peu plus de caractère.

À l’échelon hexagonal, on retrouve en tout cas une certaine récurrence dans les choix des deux autres maillots que le domicile selon les adversaires. Il y a deux ans, Kappa avait proposé un coloris vert foncé pour l’extérieur, qui tranchait avec la teinte gris-blanc de sa troisième tenue, comme le bleu de Mizuno tranchait avec le jaune pâle cette année.

Cette teinte claire est particulièrement utile contre deux équipes dans le Championnat : Lille et Rennes. Vêtus de rouge et de noir ou bleu sombre, les deux clubs ne permettent pas à l’ASM de porter ses couleurs traditionnelles, et pas davantage sa tenue sombre. Elle se voit contrainte d’afficher des couleurs claires, donc celles de sa troisième tenue.

Contre Nice et Lens, l’improvisation peut s’imposer

Dans un derby contre Nice, les choses sont en revanche moins figées, selon la prédominance du rouge ou du noir sur le maillot des Aiglons et la couleur du short, pouvant embrasser les deux extrémités du spectre colorimétrique. La question se posera également contre Lens, dont les couleurs rouge et jaune, avec parfois un short noir, peuvent s’avérer un véritable casse-tête pour l’ASM, l’obligeant parfois même à porter une couleur différente, non prévue en début de saison.

Il y a 20 ans, en janvier 2006, Monaco avait dû trouver en urgence une tenue blanche pour affronter les Sang et Or, puisque son maillot extérieur était jaune, et elle n’avait aucun équipement dans une palette plus sombre. Mais l’exemple le plus connu restera sans doute celui du derby contre Nice, onze mois plus tôt, et l’apparition d’un bleu sorti de nulle part et sublimé par un ciseau retourné de David Gigliotti. Où quand la beauté de l’inattendu vient bouleverser la routine.

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