Après une défaite contre Lyon pour débuter l’année, l’AS Monaco ne pouvait pas rater son rendez-vous en Coupe de France, contre Orléans, en 16es de finale. Face au pensionnaire de National, les Rouge et Blanc ont souffert pour s’imposer sur un score qui ne reflète pas vraiment la physionomie de la rencontre (3-1).
Ils sont allés à l’essentiel. Dans un contexte tendu, où le parcage monégasque a marqué sa rupture avec l’équipe en place à coups de banderoles et de chants visant le Président Dmitry Rybolovlev, Thiago Scuro ou encore le staff médical, une qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France semblait être le minimum à ramener pour les joueurs de la Principauté. Une élimination aurait en tout cas fait tache, et même si, sur le terrain, les Monégasques n’ont pas été supérieurs à leur adversaire du soir, ils ne sont pas passés au travers.
Le contexte de coupe, avec son ambiance populaire et parfois hostile et ses pelouses pas toujours régulières, aurait pu, à bien des égards constituer un piège pour l’ASM, privée de douze éléments pour cette rencontre. Et la volonté très affirmée des joueurs orléanais pour bousculer la formation de Ligue 1 aurait pu la faire trembler. Le premier acte a d’ailleurs été dominé par les locaux, qui se sont procuré plusieurs occasions que Philippe Köhn a repoussées (13e, 25e, 26e).
Empruntés et peu précis physiquement, les joueurs de Sébastien Pocognoli ont marqué sur leur première occasion, sur une transition précise partie de Jordan Teze et conclue par Folarin Balogun (1-0, 27e). Pas franchement méritée mais l’expulsion juste avant la pause de Stanis Idumbo a pu aussi entretenir le suspense en vue de la seconde période. Dans le contenu, les Monégasques n’ont pas proposé beaucoup plus offensivement et ont continué de subir, sauf qu’ils ont pu cette fois éloigner le ballon de leur cage, à l’exception d’une tête décroisée de Khous sur corner tout près d’être reprise par El-Khoumisti au second poteau (63e).
La fin de match a été à l’avantage de Monaco. Sur deux transitions, George Ilenikhena a inscrit un doublé (88e, 90e+4) en étant lancé en profondeur. L’USO a finalement réussi à sauver l’honneur grâce à un but d’El-Khoumisti (90e+6). Pour les Rouge et Blanc, l’essentiel était ailleurs. Dans cette seconde moitié de saison qui s’annonce périlleuse par rapport aux enjeux et aux objectifés forcément élevés, il était essentiel de repousser les nuages qui couvrent la Principauté, au moins un peu, en continuant l’aventure en Coupe de France. Mais il faudra s’en servir pour confirmer contre Lorient, vendredi.

