Le Suisse assure son deuxième intérim de la saison après une nouvelle blessure de Hradecky. Même s’il a été affecté par cette relégation sur le banc ces dernières semaines, il n’a pas vacillé pour son retour comme titulaire dans le but.
TOPS

Philipp Köhn
Si Monaco a réussi à se qualifier pour les huitièmes de finale, elle le doit en grande partie à son gardien. Le Suisse a réalisé plusieurs arrêts déterminants (13e, 25e, 26e) quand le score était encore nul et vierge. Si l’ASM avait concédé le premier but, ce qui n’aurait pas été illogique, le scénario du match aurait été bien différent. Il a été moins mis en danger après le repos, quand Monaco a resserré les lignes et joué plus bas, et n’a eu qu’un seul arrêt à faire. Mais il encaisse tout de même un but sur lequel il semble avoir du mal à se détendre pleinement.

Denis Zakaria
Il n’a pas toujours réussi à bien se positionner et a parfois été dépassé devant la vivacité des échanges et des combinaisons adverses. Mais il est aussi impliqué sur deux buts, avec deux passes décisives, dont une première où il semble de prime abord mal s’orienter avant de s’arracher pour prolonger le ballon vers Balogun. Il a touché peu de ballons mais il s’en est rarement mal servi.

Jordan Teze
On aurait pu penser que Pocognoli alignerait le Néerlandais comme latéral droit, son seul de métier dans le groupe, mais il l’a finalement monté d’un cran, au milieu. Il n’a pas tout bien fait mais il a réalisé quelques bonnes compensations pour venir aider Ouattara. Une passe laser en direction de Zakaria qui amène le premier but de la partie.

George Ilenikhena (non noté)
L’attaquant est définitivement plus à l’aise lorsqu’il s’agit d’entrer en fin de match et il en a donné une nouvelle preuve avec ce doublé où il a fait parler sa vitesse. Deux buts très similaires qui ne manqueront pas de rappeler ceux qu’il avait inscrits la saison passée et qui ont fait un bien fou à l’ASM, qui était en train de subir les vagues orléanaises.
FLOPS

Stanis Idumbo
Positionné comme milieu relayeur, le Belge a été systématiquement en difficulté dans un registre qui n’est pas le sien. Devant le peu de maîtrise collective de l’équipe, il a surtout dû défendre et a subi. Il commet deux fautes, pas très grosses, l’une annihilant une action à 30 mètres de son but et l’autre en mettant une semelle sur un adversaire. Deux fautes pour deux jaunes qui ont vu son match s’arrêter avant la fin du premier acte où il a donné l’impression d’être perdu sur le terrain.

Kassoum Ouattara
Son entrée en jeu au poste de latéral droit contre Lyon, après la blessure de Mawissa, n’avait pas été très convaincante, pourtant, Sébastien Pocognoli lui a renouvelé sa confiance pour jouer sur un côté qui n’est pas le sien. L’ancien Amiénois n’a pas été vraiment à la fête, surtout lorsque Luyambula est entré en jeu, où il a rencontré de grandes difficultés à fermer son couloir. Offensivement, il n’a rien apporté mais il a tout de même lancé Ilenikhena sur une chandelle qui s’apparentait plus à un dégagement.

Caio Henrique
Une prestation sans le moindre relief de la part du latéral brésilien. Il a été sur la corde raide avec le surnombre apporté par le piston Mouton, mais il a aussi réalisé quelques couvertures utiles. Offensivement, on ne l’a pas beaucoup vu arpenter son couloir et mettre des ballons dans la boîte.
Les autres notes
Eric Dier : 4/10
Pour son retour sur les terrains, le défenseur central anglais a été plutôt timide et emprunté, y compris dans le duel. Il n’a pas affiché une grande sérénité mais il n’a pas commis d’impair non plus, et il s’est voulu plus rassurant sur la fin en essayant de dégager une attitude de leader.
Thilo Kehrer : 6/10
Le vice-capitaine a été un peu plus convaincant et calme que son binôme en charnière tout au long de la rencontre. Il s’est montré dominateur dans les airs et a repoussé plusieurs ballons chauds. Un match sérieux.
Aleksandr Golovin : 5/10
Le Russe a mis beaucoup d’énergie au moment d’entrer dans son match et il ne s’est pas caché. Mais il n’a pas toujours eu la constance nécessaire pour aller au bout des choses. Des creux et des imprécisions techniques qu’on aurait préféré ne pas voir. Mais une jolie talonnade pour relayer vers Zakaria sur le dernier but. Sans doute un peu passif aussi devant la remise de Mouton avant la réduction de l’écart orléanaise.
Mika Biereth : 6/10
Le Danois n’a jamais pu se retrouver en position dangereuse mais il ne s’est pas découragé et il a fait passer un mauvais moment à son vis-à-vis. Il a notamment été précieux pour aller chercher des ballons aériens et a obtenu beaucoup de fautes. Un match avec beaucoup de caractère à défaut d’être brillant.
Folarin Balogun : 6/10
Il a été clinique quand Monaco en avait grand besoin, ce qui est assez inhabituel chez lui. Pour le reste, il a livré une prestation en demi-teinte, avec certes du combat, un peu de profondeur mais sans faire réellement mal à l’arrière-garde adverse.
Sébastien Pocognoli : 5/10
Malgré un groupe à disposition bancal, il a poursuivi en 4-4-2 losange et a fait le choix de positionner Idumbo en relayeur gauche. Mais le Belge a été exclu en première période alors qu’il semblait déjà perdu sur le terrain. Le choix d’aligner Kassoum Ouattara à droite est aussi très discutable. Son équipe a énormément subi contre une équipe de National, même à onze contre onze. Malgré le peu de choix sur le banc, son coaching a été gagnant, avec un doublé d’Ilenikhena en fin de match.


