Pocognoli : « Je savais qu’il y aurait beaucoup de challenges »

Sébastien Pocognoli a reçu le trophée d’entraîneur de l’année en Belgique, dimanche, et à cette occasion il a donné un entretien à L’Équipe. L’entraîneur de l’AS Monaco a expliqué être « en mission » sur le Rocher et reconnu les difficultés : « Je savais qu’il y aurait beaucoup de challenges, a-t-il admis. Il y avait des choses à mettre en place qui étaient contrôlables, et par rapport à ça on est sur le bon chemin. Après, il y en a qui le sont moins. »

Dans le viseur de Pocognoli, la récurrence des blessures, qui provoque des résultats en « dents de scie ». Mais s’il ne veut s’en servir comme d’une excuse, il rappelle que cela n’aide pas à être constant : « C’est très difficile d’avoir un ADN commun si tu as seulement trois ou quatre remplaçants disponibles à chaque match. Après, dans le jeu, sur les matches où on a été bons, on est bien au-dessus qu’il y a quelques mois.(…) Si on a 90 % du noyau à disposition, on y arrivera. »

« C’est un groupe créatif, avec beaucoup de qualité individuelle, (…) mais il nous manque aussi un peu de caractère »

Sébastien Pocognoli

Malgré toutes les absences, l’ancien technicien de l’Union estime qu’il a déjà pu imprimer son style et « les joueurs le ressentent » au quotidien. L’abnégation est aussi l’un de ses traits de caractère et il imprègne son groupe, qui ne lui donne pas l’impression de choisir ses matches : « Je ne peux pas vraiment émettre un avis là-dessus parce que je n’ai jamais eu mon onze de base. Là, j’aurais pu dire s’ils me la font à l’envers ou pas. Sur les dernières semaines, je sais en tout cas qu’ils font le maximum. (…) Peut-être qu’auparavant, ils choisissaient. Si c’est le cas, c’est un héritage. Mais ce n’est pas le mien. »

Mais il voit aussi forcément quelques défauts : « C’est un groupe créatif, avec beaucoup de qualité individuelle. Ça a des avantages et des inconvénients. Le bon côté, c’est qu’on a des moments de beau football, mais il nous manque aussi un peu de caractère. Et quand on a un ADN basé sur le talent, au moment d’aller un peu plus dans le duel, on ne le fait pas fondamentalement bien : il y a des situations de jeu où on peut éviter des cartons jaunes. Que (le Lyonnais) Tagliafico termine sans carton contre nous, c’est de l’expérience (1-3, le 3 janvier). Ça s’apprend. Chez nous, ça manque un peu. »


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