L’AS Monaco est bel et bien plongée dans la crise. Après la claque reçue contre le Real Madrid, Dmitry Rybolovlev a eu une réunion mercredi avec les joueurs et mis la pression pour un résultat contre Le Havre, ce samedi. Sébastien Pocognoli fonde de grands espoirs sur celle-ci : « C’était une réunion pour aller dans le bon sens dans tous les départements sportifs afin de prendre conscience de la situation, même si on en a déjà conscience depuis plusieurs semaines. Elle doit servir d’électrochoc. (…) Celle-ci était principalement basée sur cette cohésion et le fait d’être plus solidaire et positif. Il y avait en tout cas de la bienveillance pour stimuler tout le monde. »
L’entraîneur monégasque n’a pas le sentiment de voir un groupe qui se fissure : « À l’entraînement, on ne peut pas voir un groupe qui enchaîne les défaites. C’est un signal important parce que j’ai connu des vestiaires qui craquent, ce n’est pas le cas aujourd’hui. » La conférence de presse qui avait suivi le match contre Madrid avait laissé voir un Pocognoli très sûr de lui, peut-être même un peu trop. Mais le Belge s’est justifié : « Je suis aligné sur mes convictions, et je le répète, j’aurais certainement fait beaucoup de choses de la même manière. On ne m’enlèvera pas ma confiance, ce côté positif que j’ai en moi et que j’essaie de transmettre à mes joueurs. »
« Toute ma carrière est basée sur l’espérance, le travail et le fait de rester positif »
Sébastien Pocognoli
L’ancien technicien de l’Union Saint-Gilloise a assuré se remettre en question régulièrement : « J’ai cette communication afin de continuer d’avoir confiance, tout en étant capable de résoudre les problèmes présents, dont j’ai totalement conscience. Je me remets d’ailleurs en question après chaque match et entraînement » Et dans le même temps, il continue de penser que sa stratégie à Madrid était la bonne : « Mon analyse après le match était vraiment à tête reposée. (…) Après la rencontre, j’avais dit que je ne regrettais pas notre approche, c’est de nouveau le cas aujourd’hui parce qu’on a pu jouer notre jeu en première période. »
Forcément, l’inexpérience de Pocognoli sur un banc est limitée et peut s’avérer être un problème au summum de cette crise monégasque : « Depuis que j’ai débuté comme coach, il y a eu du bon et des moins bons moments dans chaque expérience. Il y a une seule chose qui a toujours fait que ça a bien tourné et qui a pu être mal interprétée, c’est de garder la confiance et la positivité. Il faut avoir cette approche pour faire tourner les choses, comme j’avais fait à l’Union Saint-Gilloise. En interne, j’avais prédit certaines choses pour lesquelles on m’avait vu trop ambitieux puis celles-ci se sont réalisées. Toute ma carrière est basée sur l’espérance, le travail et le fait de rester positif. »
