Combattive et opportuniste, l’AS Monaco s’est inclinée contre le Paris Saint-Germain (2-3), mardi, lors du barrage aller de la Ligue des champions, malgré un doublé de Folarin Balogun.
Pendant 20 minutes, les supporters monégasques ont dû se demander si ce n’était pas de l’IA qu’ils avaient en face d’eux. Réduits à un rôle d’outsider face au tenant du titre, les joueurs de Sébastien Pocognoli ont vu absolument tout leur réussir pendant la première moitié du premier acte. Et cela a commencé dès la première minute de jeu : une longue diagonale de Nuno Mendes caviardée et la sanction a été immédiate avec un contre conclu par Balogun de la tête à bout portant et dans le but vide.
L’attaquant américain a fait trembler les filets une seconde fois, lancé par Maghnes Akliouche dans la profondeur. On a cru que les choses allaient se gâter, lorsque Wout Faes, en ratant un contrôle, a permis à Kvaratskhelia de partir en profondeur et n’a pu l’arrêter qu’en faisant une faute grossière dans la surface. On pouvait alors penser que le PSG allait réduire l’écart mais Philipp Köhn s’est parfaitement détendu pour repousser la tentative de Vitinha (22e).
La sortie d’Ousmane Dembélé cinq minutes plus tard avait l’air d’une autre bonne nouvelle : elle a en réalité sonné la fin du rêve et le début du cauchemar pour les Monégasques. L’entrée de Désiré Doué a rapidement bousculé les certitudes et l’organisation tactique monégasques. L’international français a réduit l’écart d’une frappe qui ne laissait aucune chance au gardien suisse (29e). Doué était de nouveau présent sur le but égalisateur, avec une frappe repoussée par le portier suisse mais reprise victorieusement par Hakimi (41e). Le momentum de la partie avait déjà basculé dans le camp parisien et le début de la seconde période n’a fait que confirmer cela.
Après seulement une minute de jeu, Aleksandr Golovin se rendait coupable d’une grosse semelle sur Vitinha et recevait un carton rouge indiscutable après révision à la vidéo (48e). Le coup de grâce a été porté par Doué, comme une évidence (67e), dans une période où Monaco n’arrivait plus à mettre le pied sur le ballon. Et même si les Monégasques ont réclamé avec force un pénalty pour une main de Marquinhos (70e), cela n’a rien changé. Le match retour lui laisse une petite chance, mais face à un PSG bousculé mais qui n’a jamais douté, elle sera vraiment petite.

