Après un choc contre Paris en barrage aller de la Ligue des champions, l’AS Monaco va devoir enfiler de nouveau le bleu de travail contre Lens, le leader de la Ligue 1. Mais il va falloir aussi trouver des ressources, notamment dans les têtes, pour rebondir après un match au scénario rocambolesque. En conférence de presse, Sébastien Pocognoli a donné des détails sur l’état d’esprit qui anime ses troupes à 48 heures d’un déplacement périlleux dans le Nord, et, persuadé que « cette phase retour va se jouer au mental », a immédiatement voulu basculer sur des éléments positifs pour ne pas ruminer cette défaite. Il a au moins assuré que le groupe s’était retrouvé jeudi matin dans une « bonne ambiance ».
Quel était justement l’état d’esprit des Monégasques après 90 minutes folles contre Paris ? « Il y avait un double sentiment parce que je pense que la manière dont on a abordé le match était juste et les joueurs ont vraiment fait ce qu’on voulait faire, a expliqué le Belge. Il y avait aussi un peu de regrets par rapport à la physionomie du match. Il y avait un sentiment d’espoir, de fierté, mais aussi de déception. Et après, c’est à nous, en rentrant dans le vestiaire, de choisir notre camp. Et c’est aussi au staff de donner cet élan. Donc directement après le match, on a remis les points sur les i par rapport à ce qui nous avait déçu. (…) Pour moi, le déclic mental en regardant le positif était très important à faire. »
« Parfois, si on est hors de la réalité, on peut aussi perdre la confiance des gens qui nous entourent »
Sébastien Pocognoli, à propos des ambitions
Si la semaine qui arrive, avec Lens, puis Paris de nouveau, constitue un « beau challenge », qu’il souhaite aborder « avec ambition », il faudra encore innover avec un groupe toujours plus restreint : « On va essayer de trouver les meilleures solutions parce qu’on en a encore. En tout cas, on devra montrer un état d’esprit solidaire et collectif. On essaie de prendre les meilleures décisions pour rester le plus consistant sur le moyen terme. C’est ce que je fais depuis que je suis arrivé ici. (…) On essaie aussi de travailler sur ça, de rester optimistes et positifs. Pour moi, c’est la clé pour enchaîner le plus vite possible et de la meilleure des manières. »
L’ASM mise-t-elle sur cette rencontre contre le leader du Championnat pour se replacer dans la course à l’Europe ? « J’essaie toujours d’être le plus ambitieux possible et d’être stable par rapport aux ambitions, a répondu Pocognoli. Parce que parfois, si on est hors de la réalité, on peut aussi perdre la confiance des gens qui nous entourent. (…) Je pense qu’il faut rester cohérents. Je pense que si on est cohérents, on a encore une chance de se qualifier pour la Coupe d’Europe. Mon mot d’ordre, c’est d’y croire le plus possible. (…) Si on fait bloc et qu’on traverse de la même manière les bons moments comme les moins bons, on peut essayer de se frayer un chemin sur le finish. »
« Les deux équipes vont tracer l’ADN de ce match »
Sébastien Pocognoli, sur le match à venir contre Lens
Cette ambition, l’entraîneur monégasque veut la voir dans le jeu, y compris sans ballon. Il a d’ailleurs regretté l’absence de pressing à (2-0) contre Paris : « Le pressing dépend aussi des profils qu’on a. On peut essayer de garder une certaine philosophie ou certains principes, mais s’il nous manque beaucoup de joueurs devant, on doit rester cohérent par rapport à ce qu’on propose. On l’a été contre Paris. À un moment, on a dû reculer parce qu’on a fait face à leurs qualités. C’est un peu dommage parce qu’après le 2-0, j’aurais bien voulu qu’on continue à pousser. Mais j’ai l’impression qu’après le pénalty qu’on a concédé, on a eu un frein, un rappel d’attention. J’espère qu’on pourra toujours être cohérents dans cette philosophie-là, en fonction de l’équipe qu’on mettra sur le papier. »
À quel genre de match s’attend Pocognoli contre Lens ? « On va jouer contre une bonne équipe à domicile, donc je pense que la possession sera peut-être pour Lens, a-t-il avancé. Maintenant, on essaie toujours d’avoir un plan de jeu où on peut être dominants avec ou sans ballon. Contre Paris, on n’a certainement pas réussi à maîtriser le ballon comme on le voulait. On a peut-être joué un peu trop direct par moments. Contre Lens, on peut aussi avoir un match avec un peu plus de transitions. (…) Ce sont les deux équipes qui vont tracer l’ADN du match. (…) En tout cas, il faudra jouer à un très bon niveau pour leur faire mal. J’espère qu’on pourra mettre les mêmes ingrédients que dans les derniers matches, c’est-à-dire une bonne entraide entre nos coéquipiers avec j’espère, avec une dose de réalisme. »
