Des recettes télé encore faméliques la saison prochaine

Le football français a largement vécu au-dessus de ses moyens ces dernières années et depuis l’effondrement des droits télé de la Ligue 1, le retour sur terre est douloureux pour la quasi-totalité des clubs de l’Hexagone. L’AS Monaco n’y fait pas exception et doit se résoudre à vendre ses meilleurs joueurs lors du mercato tout en essayant d’attirer à moindre coût des vedettes sur le déclin et en quête de relance en guise de pari. Pour le club de la Principauté, l’importante manne financière de la Ligue des champions a permis de sauver les meubles depuis deux ans mais l’heure n’est pas à l’optimisme.

La situation au classement de l’ASM, sixième à quatre points des barrages pour la C1, laisse peu d’espoirs d’y retourner pour une troisième saison d’affilée, et cela charrie son lot de désagréments, en particulier pour la trésorerie du club. Car le trou laissé par l’absence de Ligue des champions ne serait pas comblé par d’autres compétitions européennes (C3 ou C4) aux revenus largement inférieurs, si tant est que Monaco y aille, et pas davantage par les revenus domestiques, qui seront peu ou prou équivalents à ceux de cette année. Les recettes télé de la saison 2026-2027 seront faibles, comme l’a indiqué la Ligue de Football Professionnel dans un guide de répartition qu’elle a transmis aux clubs.

Selon le document, que L’Équipe a pu se procurer, les droits audiovisuels domestiques et internationaux pourraient atteindre au total 412,2 M€ bruts lors de la saison prochaine, dont 170,1 millions pour les seuls droits du Championnat de France. Mais pour arriver ce montant, la Ligue va devoir piocher de façon importante dans son fonds de réserve, à hauteur de 63,5 millions d’euros, et cette somme sera intégralement engloutie par le fonds d’investissement CVC, qui récupère son dû après un apport de plus d’un milliard en 2022 pour acquérir 13% de la société commerciale de la LFP. Les charges (121,4 M€), l’aide aux relégués (12 M€), l’allocation aux clubs de L2 (29,2 M€) sont autant de sommes que les clubs de L1 et l’AS Monaco ne toucheront pas.

Les droits internationaux rapporteront eux 137,6 millions d’euros dont 71,6 qui seront réservés aux clubs possédant un coefficient UEFA. Une condition que l’ASM remplit, ce qui lui permettra de bénéficier d’une meilleure dotation que la majorité des clubs adverses n’en ayant pas et qui devront se partager 6,5 millions d’euros. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’après toutes ces additions et soustractions, il ne restera qu’une bouchée de pain aux clubs. 112,5 millions d’euros, ce qu’il restera à répartir pour les 18 clubs de l’Élite. Le premier toucherait 11,7 millions quand le dernier en prendrait 3,6.

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