Monaco s’est incliné contre Lille, dimanche soir, après un match très décevant. « Cela a été un match assez terne de notre part, c’est un constat, a reconnu Sébastien Pocognoli à l’issue de la rencontre. Ça n’a pas été un grand match dans l’ensemble, avec très peu d’occasions malgré quelques situations intéressantes de part et d’autre, mais pas vraiment de domination flagrante. Je pense que Lille a peut-être été plus prompt que nous d’un point de vue physique et de la fraîcheur, mais nous n’avons de toute façon pas réussi à mettre nos principes de jeu en place. Il y avait de la déception dans le vestiaire. Je n’ai pas l’impression qu’ils n’ont pas voulu, c’est juste que l’on n’a pas réussi ni été en mesure d’inquiéter Lille. »
Les Monégasques voient la Ligue des champions leur échapper et c’est une très mauvaise nouvelle. Mais c’est une issue à laquelle il fallait s’attendre, vu la dynamique des derniers matches : « Il y a quelques mois, si on avait évoqué un soupçon de chance de jouer cette compétition, pas grand monde n’y aurait cru. Et pourtant on a redoublé d’efforts pour être en situation de pouvoir le faire. Mais si on reprend le film de la saison de manière globale, je pense que nous n’avons pas été assez justes pour accrocher cette qualification. On avait l’occasion d’encore espérer, mais nous n’avons pas réussi à le faire, et ça confirme peut-être qu’on est en dessous et qu’il faut apprendre de cela. »
Pour Pocognoli, c’est aussi un résultat lié au manque de fraîcheur physique : « Nous avons manqué d’intensité et d’énergie, c’est évident. Nos principes de jeu sont clairs depuis quelques mois, notamment durant notre bonne période avec sept victoires d’affilée ou sur des bouts de matches ces dernières semaines, où quand on arrive à être en bloc-équipe, à presser ensemble vers l’avant et unis dans ce plan de jeu, nous sommes redoutables. Seulement ça demande une certaine débauche d’efforts, et par moments j’ai l’impression qu’on est à la limite de ce qu’on peut produire dans ce domaine. »
S’il réserve le bilan pour après le dernier match de la saison, le Belge est convaincu que l’inconstance de l’équipe a grignoté beaucoup d’influx nerveux : « Cela a été une année éprouvante, faite jusqu’à présent de hauts et de bas et c’est ce qui coûte le plus d’énergie, car on est souvent sur une dynamique d’émotions qui est tangente. C’est là où il faut rester le plus neutre possible, et ça coûte beaucoup d’énergie. On a eu quelques bonnes réponses de certains joueurs qui ont réussi à évoluer individuellement, de belles soirées aussi, mais pas assez. Dans une semaine, on se posera pour faire l’analyse de ce qui a été collectivement et individuellement et des choses que l’on doit améliorer. »
