Troisième meilleur club formateur lors de la saison 2024-2025, l’AS Monaco est retombée au cinquième rang lors du dernier exercice, selon le classement annuel réalisé par la Fédération française de football. Même si son évaluation globale reste stable par rapport à la saison précédente, le club de la Principauté a été dépassé par Toulouse et Lyon avec 4 étoiles sur 5. Sur trois critères, l’ASM a notamment enregistré une baisse de son évaluation.
Revue de détail des cinq critères qui servent à l’évaluation des structures de formation dans l’Hexagone.

Professionnalisation
Ce critère comprend les joueurs U16 à U23 sous contrat professionnel dans les deux premières divisions des dix premiers pays au classement UEFA ainsi que le National. C’est notamment dans ce domaine que l’ASM connaît une baisse historique. Alors qu’elle empochait la note maximale depuis cinq ans, elle a cette fois perdu un point.
Temps de jeu en équipe première du club formateur
Ce critère comptabilise le temps de jeu par minute avec le club formateur et pour toutes les compétitions officielles auquel il prend part. Le nombre de minutes est multiplié par un coefficient qui va décroissant à mesure que le joueur avance en âge. Le score de l’ASM est là aussi en baisse, avec 2,5 étoiles contre trois l’an dernier.
Maghnes Akliouche a légèrement augmenté son temps de jeu (3435 minutes contre 3301 l’an passé) comme son coefficient a nécessairement baissé avec un an de plus, et il reste le principal pourvoyeur de l’ASM sur ce critère. Son probable départ durant l’été devra être compensé par un élément de la formation, ce qui semble assez difficile à imaginer. Voir l’ASM chuter sur ce point dans l’évaluation de la saison prochaine est loin d’être irréaliste.
Les départs d’Eliesse Ben Seghir (43 minutes contre 2512) et de Soungoutou Magassa (1399 minutes) ont, eux, été compensés en bonne partie par les temps de jeu de Mamadou Coulibaly (2035 minutes) et d’Aladji Bamba (990 minutes). Mais la baisse reste notable, comme pour les joueurs de complément (Cabral, Michal, Touré et Nibombé), qui ne comptent que 228 minutes à eux quatre.
Sélections nationales
Ce troisième critère, qui recense le nombre de rencontres internationales, indifféremment de la nation représentée, voit l’ASM encore baisser de niveau. Le club de la Principauté perd un demi-point (4,5).
Scolarité
Il s’agit du nombre de diplômes obtenus au sein des centres sur l’année. Même s’il s’agit d’un critère hors football, il est évidemment essentiel dans le cadre d’une formation qui s’étend sur une grande partie de l’adolescence jusqu’au début de l’âge adulte, et l’ASM y attache une importance toute particulière. Monaco a fait un véritable bond en avant dans ce domaine, puisqu’il passe de 2,5 à 5, soit le maximum possible.
Représentation européenne
Ce dernier critère est un peu plus englobant puisqu’il permet notamment de considérer les joueurs qui ont eu une convention de formation d’un an minimum mais qui n’évoluent plus nécessairement au club. Sur ce point, l’ASM voit son évaluation stable, à 4,5/5.
