La direction de l’arbitrage reconnaît l’erreur de Wattellier et la faute sur Abline

L’AS Monaco n’est reparti du stade de La Meinau qu’avec un seul point. Trois points lui tendaient les bras, mais pour cela, les Monégasques auraient eu besoin de convertir un pénalty qui leur a été injustement refusé. À la 89e minute du match face à Strasbourg, Matthis Abline a été crocheté par le défenseur Jeyland Mitchell dans la surface adverse, mais l’arbitre Éric Wattellier n’a pas sifflé sur le coup, et n’a pas été davantage aidé par son arbitre assistant à la vidéo, Nicolas Rainville.

Pourtant, le constant est sans appel : le club de la Principauté aurait dû bénéficier d’une faute et donc d’un pénalty, ce que la Direction de l’arbitrage a reconnu dans son débrief de la 4e journée. « En positionnant sa jambe droite dans la course de l’attaquant et sans dévier le ballon, le défenseur de Strasbourg percute la jambe gauche de son adversaire, et provoque la chute et la perte du ballon de ce dernier. Ce geste correspond à une faute au sens de la Loi 12 : l’arbitre vidéo aurait dû intervenir pour proposer un visionnage de l’action en bord de terrain afin d’accorder un penalty attendu. »

Sur son site, la Fédération française de football a également partagé l’échange accablant entre Wattellier et Rainville : « Je ne vois pas le contact. On ne voit pas grand-chose, a commencé ce dernier. On ne peut pas basculer sur ça. C’est un petit tripping (trébuchement, NDLR) de rien du tout. On n’est pas sur du clair, Éric, j’ai qu’une image mais le croc-en-jambe, il n’est pas avéré. Je n’ai rien de bien, bien précis à te proposer. On repart comme c’est. »

Les images étaient pourtant éloquentes, le contact bien réel sur les différents angles mis à disposition et confortés par l’envolée du protège-tibia d’Abline. À l’issue du match, Filipe Luis était convaincu que la faute était bien réelle, tout comme ses dirigeants, qui ont écrit un courrier à la Fédération pour demander des explications. Le but strasbourgeois a fait lui aussi l’objet d’une contestation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.