Jusqu’au transfert de Maghnes Akliouche au PSG, en août, Matthis Abline a été la recrue la plus chère en Ligue 1 cet été. L’AS Monaco a investi une somme importante sur l’attaquant de 23 ans et espère donc en récolter rapidement les fruits. Mais une blessure au pied droit a contrarié le début de saison du joueur : « C’est vrai que j’ai eu un début de saison assez mitigé, mais là je me sens vraiment bien, je me suis senti monter en puissance au fur et à mesure et je pense que je suis enfin à 100% », a confié Abline en conférence de presse vendredi.
Décisif par la passe contre Lens, avec un centre pour Brunner, le natif d’Angers est désormais en quête de son premier but en rouge et blanc : « Je suis un attaquant, donc j’ai forcément envie de marquer, mais je ne me mets pas de pression particulière par rapport à ça, car je sais que ça va venir. En tout cas, je travaille pour cela, mais le plus important reste que j’aide l’équipe. (…) Selon moi, le plus important pour un attaquant, c’est de se créer des occasions, être dans le vrai, et je pense que je le suis aujourd’hui. Je ne fais donc pas de fixette sur le fait de marquer mon premier but. »
« J’ai montré que j’étais capable d’être performant sur les ailes, ce qui fait que je n’ai plus réellement de préférence à jouer devant »
Matthis Abline, sur son positionnement
L’ancien Nantais est pour l’instant assez tranquille, d’autant plus qu’en signant dans un club qui joue pour un podium et non plus pour le maintien, il s’est délesté d’un poids sur ses épaules : « Il est certain que ça change, mais honnêtement il y a toujours de la pression, quel que soit l’objectif du club. C’est vrai que c’est différent pour moi de jouer le haut de tableau, cela fait du bien mentalement de pouvoir disputer autre chose que le maintien. En tout cas, c’est vraiment ce que je recherchais en venant ici après Nantes. »
Mais comme il le précise, cela ne signifie pas moins de pression, d’autant que la concurrence est plus relevée et s’est accrue : « Je pense que c’est une très bonne chose pour nous et pour le club. C’est vrai que nous sommes beaucoup devant, mais je pense que c’est une bonne chose car ça nous oblige à être à 100% au quotidien parce qu’on a tous envie de jouer. (…) Je trouve ça très intéressant de pouvoir se tirer tous chaque jour vers le haut. »
Quitte à se retrouver sur un côté ? « Je répondrai aux besoins du coach, car je suis quelqu’un qui a cette possibilité d’évoluer à plusieurs postes offensifs, a-t-il évacué. Je suis formé devant, donc c’est vrai que je suis peut-être plus à l’aise en tant que numéro 9, mais j’ai aussi montré que j’étais capable d’être performant sur les deux ailes, ce qui fait que je n’ai plus réellement de préférence à jouer devant. »
