Monaco prend l’eau contre le PFC

Déjà lourdement battue en avril dernier sur la pelouse du PFC, l’AS Monaco n’a pas rendu une meilleure copie, dimanche, contre le second club de la capitale, à l’occasion de la 9e journée de Ligue 1. Et elle a été dominée et battue (1-3) sans contestation possible.

C’était une balade dominicale sauf que c’est l’ASM qui s’est fait promener en long, en large et en travers. Les Monégasques, qui n’avaient plus gagné depuis trois rencontres en Ligue 1, voient maintenant cette série portée à quatre après avoir subi leur second revers de la saison sur la pelouse du PFC. Et comme contre Lorient, où le club de la Principauté avait chuté pour la première fois, il ne souffre d’aucune contestation. Les joueurs de Filipe Luis ont déçu, en étant nettement dominés dans tous les secteurs de jeu et ce dès le premier acte.

Il n’a pas démarré de façon aussi catastrophique que celui d’il y a quelques mois, où les Rouge et Blanc se trouvaient menés de trois buts après seulement vingt minutes de jeu, mais le premier quart d’heure a laissé entrevoir des premiers signes tangibles de fébrilité. On a senti alors que la soirée risquait de s’avérer longue et difficile pour des Monégasques sans vie. La maîtrise a été du côté des locaux, et cela s’est manifesté par une première grosse occasion pour Lees-Melou, qui a trouvé le poteau de Lukas Hradecky (13e).

Avant cela, l’ASM a encore montré de nouveau ses failles sur les coups de pied arrêtés et deux corners tirés dans les bonnes zones ont donné des sueurs froides à l’arrière-garde asémiste. Mais c’est finalement sur une erreur de relance et de construction que le PFC a ouvert le score. Lamine Camara a raté une passe plein axe et la sanction a été immédiate, avec l’ouverture du score de Sinayoko, trouvé aux six mètres par Lopez (0-1, 38e). Le break a été fait seulement quelques minutes plus tard, avec le même finisseur, Sinayoko. Eric Dier et Flavio Nazinho ont été semés dans la profondeur par le Malien, qui a trompé Hradecky (0-2, 44e). Dépassés par les événements, les Monégasques étaient dans l’obligation de réagir au retour des vestiaires et Filipe Luis a fait entrer Folarin Balogun pour tenter de dynamiser une attaque atone et totalement cadenassée.

Il y a bien une réaction de la part de l’ASM, mais elle a été timide, même si l’attaquant américain a réduit l’écart en reprenant un centre de Vanderson peu après l’heure de jeu (1-2, 65e). Reste qu’on n’a jamais senti une formation monégasque en mesure de pousser et acculer son adversaire dans son camp, comme elle avait été capable de le faire avec Lille une semaine plus tôt. Elle donnait plus l’impression de craindre les transitions adverses, et on pouvait difficilement lui donner tort car les meilleures occasions ont d’avantage été en faveur du PFC. Avant d’entrer dans le dernier quart d’heure, Pagis a inscrit le troisième but (1-3, 71e), condamnant le club princier à un retour sur le Rocher la queue entre les jambes.

Après un très bon début de saison, l’ASM est désormais en train de piétiner. Au classement, où elle n’avance plus, mais surtout toutes ses certitudes et la confiance qu’elle avait gagnée après des premières semaines de compétition réussies. Le retour de la trêve a clairement cassé la dynamique des Rouge et Blanc, qui n’ont pris que deux points sur 12 en Championnat, loin de suffire pour ses objectifs et ses ambitions. Si tout va bien pour Monaco en Ligue Conférence, la réception de Nordsjaelland, jeudi prochain arrive alors au bon moment pour se remettre de cette vilaine claque. Mais pour le déplacement au Mans qui suivra, il y a aura une véritable urgence à retrouver le chemin du succès en Ligue 1. Car l’ASM peut boucler cette 9e journée à la 8e place.

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