Clement : « Dans mon esprit, nous sommes favoris »

Philippe Clement était en conférence de presse avant la rencontre face au PSV Eindhoven (mardi, 20h30). Les Monégasques sont en ballotage défavorable après le nul concédé lors du match aller mais le coach asémiste ne veut pas envisager une non-qualification : « *Je pense toujours au scénario positif. Si ce n’est pas le cas, cela ne change rien. Il y a beaucoup de matchs en championnat et il y aura une coupe d’Europe intéressante à disputer. Nous sommes très, très déterminés pour le faire. C’est un match, une finale, tu peux être le meilleur pendant 90 minutes, avoir de la malchance et ne pas te qualifier. C’est le foot, mais ça ne peut pas changer les choses.* »

L’entraîneur belge estime néanmoins que son équipe est en pleine confiance mais qu’il faudra le démontrer contre une équipe du PSV coriace : « *La confiance est là, nous n’en manquons pas. Nous avons besoin de réalisme. Le PSV est une bonne équipe. Ils ont marqué cinq buts contre l’Ajax et quatre ce week-end. Ils ont une grande force offensive mais nous aussi. On a travaillé pour être prêts depuis plusieurs semaines et plusieurs mois et les joueurs l’ont montré contre Strasbourg, qui était un match difficile* »

Clement pense que son équipe est meilleure

Interrogé pour savoir si l’ASM était favorite pour se qualifier, Clement répond qu’il en est convaincu : « *Dans mon esprit, nous sommes les favoris. Parce que je pense que nous sommes meilleurs physiquement. Mais il faut le démontrer sur le terrain, chez eux avec leurs supporters. Les deux équipes sont proches. Nous voulons montrer que nous étions la meilleure équipe dans les deux matchs. Nous l’étions lors du premier et on essaiera de l’être dans le second.* » Et le Belge espère que ses joueurs partagent son avis : « *Je veux que mes joueurs ne pensent qu’à se qualifier. Nous avons les qualités, la détermination, l’état physique. J’ai déjà des joueurs qui veulent jouer tous les matchs et cela me pose des problèmes pour choisir le onze. Mais j’aime bien avoir ce genre de problèmes.* »

L’entraîneur asémiste est en tous cas convaincu que la rotation sera importante en ce début de saison : « *L’an passé j’ai joué contre Manchester City, analysé beaucoup de matchs d’eux et je ne savais pas qui allait jouer. Cela montre que nous avons besoin de rotation. Il y a beaucoup plus de matchs qu’avant et c’est impossible pour un joueur d’enchaîner tous les matchs. Cette année, le calendrier est encore plus serré. Nous devons créer une sélection où tout le monde est prêt. Et j’ai déjà utilisé 20-22 joueurs ou plus. Tout le monde doit être disponible. Sinon on ne peut pas avoir d’ambitions dans trois compétitions, car nous sommes un club qui a des ambitions et je suis entraîneur qui veut tout gagner. Et maintenant les joueurs sont de plus en plus comme ça.* »

Il a notamment pris l’exemple de Breel Embolo pour évoquer la rotation : « *Breel a un autre profil, avec des qualités spécifiques qui peuvent aider l’équipe, comme tous nos autres attaquants. On doit regarder match par match ce dont a besoin tactiquement en terme de profils. Contre Strasbourg, on savait qu’ils jouaient le un contre un avec une grande pression. Breel était important pour créer des espaces mais dans un autre match il peut avoir un autre rôle. Physiquement on doit aussi regarder comment les joueurs récupèrent après le dernier match.* »

Pas de travail spécifique pour les tirs au but

Si Monaco veut se qualifier demain, il faudra battre obligatoirement le PSV ou bien passer victorieusement la séance de tirs au but. Le coach belge n’a pas particulièrement souhaité travailler cet aspect sur le terrain d’entraînement : « *Nous avons fait beaucoup de séances avant la demi-finale de Coupe de France contre Nantes, l’an dernier. Et j’ai vu des joueurs comme Wissam (Ben Yedder) qui ont marqué dans tous les sens et qui le jour J, n’ont pas marqué. Idem pour Aurélien (Tchouaméni) qui était très fort et qui avait quasiment tout rentré. Nous n’avons pas travaillé les pénaltys mais nous en avons parlé, aussi avec Alex (Nübel), de l’expérience et de ce moment à Nantes, et des détails que l’on peut améliorer.* »

D’ailleurs, Philippe Clement n’a pas souhaité se rendre directement à Eindhoven après Strasbourg pour la reconnaissance de la pelouse de la veille, et a préféré retourner à La Turbie, pour une vraie séance de travail : « *Nous avons fait le choix de nous entraîner ici car c’était le seul moment, aujourd’hui, de travailler des choses. On a des détails qu’il faut régler à l’entraînement. Pour le terrain, la plupart des joueurs ont déjà joué là-bas l’an dernier, on sait que c’est un bon terrain. Si on joue en Albanie ou autre, je veux pouvoir connaître les conditions, selon où l’on va. Mais avec aussi peu de temps pour se préparer, c’était mieux de s’entraîner ici.* »

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