À la veille d’affronter le Real Madrid, Sébastien Pocognoli était en conférence de presse pour répondre aux questions de la presse. Le technicien de l’AS Monaco a admis que la pression était plus grande sur ses épaules mais qu’il acceptait aussi d’en endosser la plus grande partie afin d’en décharger ses joueurs : « La pression je la prends, il n’y a aucun problème avec et c’est mon rôle de coach de l’assumer et je suis là pour ça, faire cette protection pour mes joueurs afin qu’ils jouent libérés. Je n’aime pas faire un parallèle avec le Championnat et la Coupe d’Europe, car la dynamique est à l’opposée. On fait bonne figure en Europe et on est à la peine en championnat. Mais en tout cas, la pression je la prends. »
Le Belge était pourtant apparu assez miné par les mauvais résultats de son équipe juste après Lorient, mais il assure qu’il reste toujours très motivé et avec une grande volonté d’inverser la mauvaise tendance : « L’énergie n’a pas disparu. Je suis quelqu’un de très optimiste et c’est sûr qu’après une mauvaise série en championnat, c’est normal d’être touché. On est touchés parce qu’on travaille dur et on sait pourquoi ça ne tourne pas toujours en notre faveur. (…) Je suis surtout touché pour mes joueurs, car j’espère qu’ils renouent rapidement avec la victoire. Ça ne sert à rien s’apitoyer, il faut rester positif. »
« On veut surtout jouer un très bon niveau pour faire douter l’adversaire »
Sébastien Pocoognoli, à propos de la rencontre face au Real
Le Real Madrid ne sera pas un adversaire comme les autres. L’un des plus grands clubs européens, si ce n’est le plus grand, va forcément chercher à imposer son jeu et l’ASM devra résister. Pour autant, Pocognoli ne veut pas changer son approche : « Est-ce que ça va influencer la manière d’aborder ce qu’on veut mettre en place et notre philosophie de jeu ? Non. Tout simplement parce qu’on veut jouer avec de l’audace, mais je n’ai jamais abordé une conférence de presse en disant qu’on allait reculer. C’est ma philosophie et la philosophie de l’AS Monaco. Il faudra être intelligent, on va devoir apprécier de jouer sans ballon mais pour le reste, on va mettre en place un plan de jeu audacieux. »
En tout cas, l’ancien entraîneur de l’Union ne veut pas se préoccuper de l’adversaire mais corriger ce qui ne va pas à l’ASM : « Ce qui me préoccupe le plus, c’est de régler ce qu’on peut régler à Monaco. Ce qu’il se passe à Madrid, c’est secondaire. Demain (mardi), si on veut faire un match plein, on doit se concentrer sur nos qualités et notre plan de jeu. Je ne veux pas trop penser à ce qu’il se passe de l’autre côté. (…) Je ne pense pas qu’il y ait un bon moment ou un moins bon moment pour jouer le Real Madrid, qui est un grand club, habitué à la pression. On veut surtout jouer un très bon niveau pour faire douter l’adversaire. »
