Pour son avant-dernier match de la phase de ligue de la Ligue des champions, l’AS Monaco s’est lourdement inclinée sur la pelouse du Real Madrid (1-6). Une soirée cauchemar qui prolonge la série noire des Monégasques et les enfonce encore un peu plus dans la crise.
Sonnés. À la place des Monégasques, on le serait à moins. Mais les joueurs de Sébastien Pocognoli ont sans doute eu le sentiment, au moment de terminer cette rencontre, d’être passés à la broyeuse. Ils se sont fait éparpiller façon puzzle par un Real Madrid qui n’avait rien d’une machine mais dont les qualités individuelles ont suffi à écraser des Rouge et Blanc en plein doute, et qui risquent de ne pas se relever de sitôt après une telle déculottée.
On craignait le pire face à cette équipe madrilène, et même si l’ASM avait affiché un bon visage dans les gros matches, l’illusion n’a pas duré longtemps. Car du suspense, il n’y en a jamais eu. Après seulement cinq minutes de jeu, les Rouge et Blanc ont concédé leur premier but dans cette rencontre et il a été l’œuvre de Kylian Mbappé. Contre son ancien club, l’attaquant de 27 ans n’a pas véritablement célébré et il a même fait un signe en direction du parcage monégasque pour s’excuser.
Il n’a pas eu la même délicatesse pour le second, inscrit à la 26e, mais sa joie et sa célébration sont restées mesurées. Après seulement une demi-heure de jeu, la messe était déjà dite. La moindre accélération du Real faisait mal à une équipe monégasque aux abois. Pourtant, c’est sur ce score que les deux équipes ont regagné les vestiaires et celui-ci n’avait alors rien d’insurmontable. Un but aurait pu suffire pour tenter d’instiller le doute dans l’esprit des Merengue.
Mais le troisième but de la rencontre a été en faveur du Real. Mastantuono a rapidement éteint les maigres espoirs monégasques (51e). La suite n’a été qu’une longue descente aux enfers. Thilo Kehrer a inscrit un but contre son camp (55e), puis Vinicius a inscrit le cinquième but peu après l’heure de jeu (63e). C’était à ce moment la pire défaite de l’ASM en Coupe d’Europe et la réduction de l’écart de Jordan Teze (72e) n’avait pas changé ce constat. Elle s’est encore aggravée avec la réalisation de Bellingham, qui a transpercé une défense monégasque dépressive (80e).
Après cette nouvelle désillusion, il ne reste certainement qu’une seule question. Elle est brûlante et elle concerne forcément son entraîneur, Sébastien Pocognoli. Le technicien belge, déjà dans la tourmente avec la pire série de l’histoire du club en Ligue 1, peut-il résister à cette humiliation ? On devrait rapidement avoir la réponse. On imagine mal voir Sébastien Pocognoli s’asseoir sur le banc monégasque contre le Havre, samedi. Même s’il n’est sûrement pas le seul responsable.

