Le choc entre Monaco et Marseille, ce dimanche, s’annonce très indécis, avec deux équipes dans des dynamiques opposées mais avec des arguments de part et d’autre. Pour l’entraîneur de l’OM Habib Beye, qui a parlé d’affronter « la meilleure équipe de Ligue depuis deux mois », les craintes sont surtout à l’avant. En conférence de presse, le Sénégalais a confié que le trident offensif composé de Maghnes Akliouche, Aleksandr Golovin et Folarin Balogun était la plus grande menace pour son équipe.
« Il y a une grande force sur le trio offensif avec Akliouche, Golovin et Balogun, qui sont trois joueurs très complémentaires, a lancé Beye. Même dans les matches où ils subissent, ils sont menaçants tout le temps, et surtout dans la profondeur. Ils ont une équipe capable de jouer bas car ils ont la profondeur apportée par Balogun, et quand ils sont dominants, ils ont la qualité d’un Akliouche et d’un Golovin qui rentrent à l’intérieur pour connecter et maîtriser le tempo de la rencontre. »
L’ancien entraîneur du Stade Rennais a donné des exemples, avec le renversant scénario de Lens-Monaco (3-2, le 21 février) ou encore la double confrontation face au PSG en Ligue des champions, lors de laquelle les Monégasques n’étaient pas loin de faire l’exploit malgré leur infériorité numérique. « Contre Lens, ils sont menés (0-2) et ils restent menaçants car ils retrouvent de la maîtrise par rapport au scénario. Depuis deux mois, même en Ligue des champions quand ils sont sortis par le PSG, ils ont eu des moments de grande maîtrise et de sérénité dans la qualité technique de leur jeu. »
Pour Beye, le mérite en revient aussi à son homologue monégasque, Sébastien Pocognoli : « Il est resté très, très calme dans la tempête. Il a eu le temps de trouver un onze type, son système. » Mais il a détecté quelques points faibles qu’il espère exploiter, même s’il n’a rien révélé à la presse : «Ils ont aussi des faiblesses. Il a trouvé un système qui lui convient et il y a des choses à exploiter par rapport à ce qu’ils produisent. (…) Toutes les dynamiques sont faites pour être stoppées. »
