Évènement planétaire le plus suivi au monde, la Coupe du monde de football est un rendez-vous que tous les amoureux de football attendent avec impatience. Celle organisée en Amérique en 2026, et majoritairement aux États-Unis, n’est cependant pas exempte de tout reproche, tant dans sa dimension politique qu’économique. Et sur ce dernier point, un sujet a particulièrement fait débat ces dernières semaines : la pause fraîcheur. Mise en place pour permettre aux joueurs de se réhydrater en vue des fortes chaleurs prévues sur le sol américain, elle est aussi devenue un enjeu commercial, sa durée systématisée de trois minutes ayant notamment permis de caler un encart publicitaire ou deux.
Cette interruption des rencontres, une fois par mi-temps, a conduit plusieurs observateurs à conclure à une « américanisation » du format d’un match afin de plaire au public local (le quart-temps est utilisé dans les principaux sports américains, comme le basket et le football américain), mais il n’est pas au goût de tous. Lors d’Angleterre-Croatie, mercredi soir, des sifflets nourris sont descendus des travées de l’AT&T Stadium de Dallas pendant ces pauses fraîcheurs, alors que l’entraîneur Jürgen Klopp ou encore le Néerlandais Virgil Van Dijk en ont livré une critique plutôt acerbe.
Si elles existent en France lors des fortes chaleurs estivales, elles sont surtout plus courtes et non rendues systématiques. L’UEFA et la LFP ont d’ailleurs écarté l’idée d’imiter la FIFA dans cette démarche, comme l’a rapporté L’Équipe, dans un article consacré à ce sujet : « Des pauses refroidissement ou boissons peuvent être mises en place si des températures élevées sont attendues (…) Toute autre pause pour boire lorsque la température est inférieure à ces seuils (32°C WBGT* / 35°C) reste à la discrétion de l’arbitre », a répondu l’instance européenne.
Même son de cloche du côté de la LFP, même si, comme le laisse suggérer l’article du quotidien, la situation économique des clubs liée aux faibles droits TV aurait pu tenter la Ligue de reproduire l’expérience avec une arrière-pensée commerciale : « Ce n’est pas prévu. La justification de la FIFA tient aux températures très élevées, ce qui ne serait pas le cas en France dont le climat est plus tempéré. » Ainsi, que ce soit en Ligue 1 ou en Coupe d’Europe, les pauses fraîcheur ne devraient pas être adoptées.
*De l’anglais wet-bulb globe temperature, il s’agit d’un indice de température utilisé pour estimer les effets de la température, de l’humidité et du rayonnement solaire sur l’homme.
