L’AS Monaco a annoncé jeudi la signature de Matthis Abline pour cinq saisons. Le transfert du désormais ex-Nantais aura coûté 25 millions d’euros, plus cinq autres en bonus, portant le total à 30 millions d’euros, ce qui en fait l’un des transferts les plus chers de l’histoire du club. Si l’ASM n’a pas les mains liées sur les sommes qu’elle peut dépenser sur ce marché estival, elle ne dispose pas pour autant d’une grande latitude et va quand même devoir compter ses sous, faute de rentrées d’argent suffisantes. Pour ce qui est de la masse salariale, c’est en revanche différent.
En juin, après avoir présenté un bilan déficitaire d’environ 60 millions d’euros, le club de la Principauté s’est vu imposer un encadrement des salaires par la DNCG, le gendarme financier du football français, et cela a quelques conséquences. Comme le rapportait L’Équipe, les dirigeants ont pour objectif de la réduire de 20% au cours de l’été, ce qui risque d’entraîner certains départs, comme ceux d’Eric Dier ou d’Aleksandr Golovin, qui ont les revenus les plus élevés du club. Mais pas seulement.
Selon Le Parisien, le contrat de cinq ans d’Abline ne serait pas homologué et enregistré tout de suite par la Ligue de football professionnel, car l’ASM doit attendre la rentrée de nouvelles liquidités. À ce titre, la cession prochaine de Maghnes Akliouche au Paris Saint-Germain pour 50 millions d’euros minimum, devrait faire avancer les choses. Le quotidien précise toutefois que cela n’impacterait pas la préparation estivale de l’attaquant de 23 ans, qui sera attendu sur le terrain contre Getafe, mercredi. Pour ce qui est du match contre le Cercle Bruges, ce vendredi, Abline est jugé trop court physiquement.
