Dans une mauvaise passe, l’AS Monaco a remporté un succès (1-0) qui fait beaucoup de bien au moral face au PSG, grâce à un but de Takumi Minamino. De quoi éloigner un peu les nuages au-dessus du Rocher.
Arrivé à l’AS Monaco en janvier 2022, Philippe Clement avait connu de bons débuts avant de vivre rapidement une fin d’hiver difficile. Alors qu’on le disait sur la sellette en mars, l’entraîneur belge avait renversé la vapeur face au Paris Saint-Germain (3-0, le 20 mars 2022), lançant une formidable série pour terminer la saison en trombe. Il est probable que Sébastien Pocognoli n’en ait jamais eu connaissance, mais à n’en pas douter, l’ancien de l’Union Saint-Gilloise ne serait pas contre de s’inspirer de la trajectoire de son compatriote.
Dans une dynamique négative, au cours de laquelle Monaco a concédé trois défaites de rang en Ligue 1, et pas des petites, Pocognoli a peut-être pu nourrir quelques inquiétudes sur son avenir à court terme en Principauté. À la tête d’une équipe trop souvent dilettante et imprévisible, il n’a pas encore montré qu’il avait réussi à insuffler un esprit nouveau à ses hommes. Et après le nul concédé à Paphos (2-2) en milieu de semaine, Monaco a surpris le PSG (1-0) grâce à Takumi Minamino, buteur à la 68e minute.
Une réalisation de plus pour l’international japonais, déjà buteur à Chypre, mercredi, qui a surtout récompensé la prestation très aboutie des Monégasques. Car ce n’est pas tant le score que le contenu qui a séduit, autant qu’il interroge. Les Rouge et Blanc n’ont marqué qu’un seul but, mais ils auraient tout à fait pu en marquer davantage. L’ancien de Liverpool avait déjà alerté Chevalier, auteur d’un arrêt exceptionnel (28e), et Salisu a trouvé le poteau (33e) avant de voir son but refusé pour un hors-jeu de Teze (40e).
Une belle séquence en seconde moitié de première période qui a montré que cette équipe avait des ressources et qu’elle était capable de beaucoup mieux, à condition de s’en donner les moyens. C’était d’ailleurs le sens du coup de gueule de Mohammed Salisu après Paphos, critiquant la mentalité de certains de ses partenaires, pas toujours prompts à faire les efforts pour le collectif. Mais ce samedi, il n’y a rien eu à dire sur ce point, ce qui peut laisser des regrets sur les récentes sorties de l’ASM. Mais ce n’est pas après ce seul succès qu’on pourra dire que la formation asémiste va mieux, ou qu’elle est guérie. Car on ne sait que trop bien cette inconstance qui la caractérise.
Il va donc falloir confirmer en décembre, avec un calendrier rendu difficile, par la réception de Galatasaray, en Ligue des champions, où la victoire indispensable, puis un déplacement à Marseille pour se relancer pour de bon en Ligue 1. Avant cela, il y aura un déplacement à Brest vendredi prochain, le match parfait pour jauger du renouveau monégasque, s’il y en a véritablement un. Monaco sera privé de Thilo Kehrer, expulsé sévèrement par Clément Turpin, quand Lamine Camara y a échappé plus tôt dans le match pour une semelle sur la cheville de Chevalier. Mais avec la suspension de Denis Zakaria en Bretagne, il est peut-être mieux de devoir se priver du premier que du second. On ne sait pas, avec Monaco, on ne sait jamais.

