L’AS Monaco reçoit mardi soir le Paris-Saint-Germain pour la manche aller du barrage de la Ligue des champions. Une rencontre que l’AS Monaco va aborder dans le rôle d’un outsider :« Le plus grand défi, c’est tout simplement réussir cette saison, et le match de demain (mardi) fait partie de cet objectif, a expliqué Sébastien Pocgnoli en conférence de presse. Donc il n’y a pas plus de pression ou d’attentes pour ce match par rapport à d’autres. C’est sûr que c’est la Ligue des Champions et que c’est le PSG, le tenant du titre, qui a forcément l’envie de confirmer cette année et de défendre son titre. La réalité, c’est qu’on aura un rôle d’outsider et on va devoir le prendre tel qu’il est et faire le maximum pour se donner les ambitions d’entrevoir une qualification. »
L’entraîneur monégasque ne voit pas comme un problème le fait de ne pas être favori dans cette double confrontation : « N’importe quelle équipe qui aurait rencontré le PSG aurait plus ou moins eu ce rôle. Comme je l’ai dit, ils sont tenants du titre. Est-ce que c’est un rôle qui nous convient ? C’est à nous de jouer avec ça et peut-être aussi de jouer librement et de se donner le plus de capacités avec et sans ballon. Une chose est sûre : si on arrive à avoir le niveau qu’on a eu dans certains matches de Ligue des Champions, ou même en Championnat lors des grandes affiches, on a nos chances. Il faut y croire. Sinon, ça ne sert à rien de jouer le match. Je pense que les joueurs ont l’envie de vivre une bonne soirée et de se donner le maximum de chances avant le match retour. »
Se donner le maximum de chances avant le match retour, prévu huit jours plus tard, c’est donc éviter de se faire battre largement. Et à ce titre, la rencontre perdue contre le Real Madrid (1-6, le 20 janvier) peut être une leçon pour jouer avec un système plus défensif : « À Madrid, on a voulu jouer, mais je pense qu’on essaie de jouer à chaque match, peu importe le système. La grande différence entre Madrid et les cinq derniers matches, c’est l’état d’esprit et la réaction quand on perd le ballon. Peu importe le système, c’est l’état d’esprit qui fait que le système est bon ou pas. On verra demain. Dès mon arrivée, j’ai dit qu’on avait la possibilité d’alterner entre plusieurs systèmes si on a toutes nos forces vives présentes. Rien n’est décidé. »
Pocognoli a également eu un mot concernant le PSG, qui reste le tenant du titre de cette compétition : « Ils ont beaucoup de qualités individuelles. Le collectif est là. Ils ont été performants l’année passée et ils le sont encore. Mais même les meilleures équipes ont des hauts et des bas. Sauf qu’au PSG, quand on perd un match, il y a une répercussion qui est totalement différente que dans d’autres clubs. Mais ça, c’est dû au standing et au fait qu’ils ont gagné la Ligue des Champions. Je pense que le PSG va encore faire une grande saison. Ils ont un bel effectif, un très bon coach qui sait gagner des titres. Il y a 90 minutes, fois deux. Le contexte du PSG en Championnat sera totalement différent de la compétition européenne. »
