Pocognoli : « Pas d’enthousiasme démesuré »

Après avoir compté un retard important sur Marseille il y a encore quelques semaines, l’AS Monaco a fait la jonction en battant la formation olympienne, dimanche soir. Un septième succès de rang en Ligue 1 qui peut donner l’impression que l’ASM est devenue invincible : « Non, très honnêtement, a tranché Sébastien Pocognoli, pour qui chaque victoire nécessite de s’employer. Il faut performer à plus de 100% pour aller chercher ces victoires, donc on doit aller les chercher nous-mêmes. (…) Ce que j’aime pour le moment, c’est que les joueurs performent bien, gagnent les matches, mais il n’y a pas d’enthousiasme démesuré ! Il y a des sourires, mais on a encore un passé pas si lointain qu’on n’a pas envie de revivre et ça nous permet de relativiser ce qu’on vit pour le moment. »

Le succès face à l’OM a mis du temps à se dessiner et les débats ont été équilibrés. Mais pour s’imposer, les Monégasques ont fait preuve de ténacité. « Je pense que c’est le bon mot, a reconnu le Belge. C’est un résultat qui a été construit tout au long du match. » L’entraîneur de l’ASM a reconnu que la première période n’était pas assez aboutie : « Nous avons donné l’opportunité à Marseille d’apporter des choses dans son jeu, car nos lignes étaient trop distantes en phases de possession, ce qui fait que nous étions trop loin du porteur à la perte de balle, et nous demandait d’autant plus d’efforts. Ça a permis à l’OM de nous poser quelques problèmes, même si malgré tout nous nous sommes procuré quelques occasions. »

Pocognoli a remis de l’ordre à la mi-temps dans l’organisation tactique : « Nous avons été moins bien en première, du fait de cet écart entre les lignes et donc d’un manque d’intensité physique. De ce fait, j’ai senti que mes joueurs faisaient des efforts peut-être pas nécessaires, donc je leur ai dit d’être plus disciplinés s’ils voulaient moins courir, et ils l’ont mieux fait en deuxième mi-temps. (…) J’ai dit les choses simplement, qu’il fallait pousser les lignes pour avoir moins de distance à couvrir à la perte de balle. Il n’y avait donc pas besoin de crier ou d’avoir un discours agressif, mais au contraire juste recadrer, montrer les images, avoir les mots justes et attendre le bon moment pour faire les ajustements nécessaires. »

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