On ne sait pas encore si Aladji Bamba sera titulaire au coup d’envoi, dimanche (15h), contre l’AJ Auxerre. Mais le voir enchaîner à l’occasion de cette 30e journée serait un joli clin d’œil pour celui qui avait connu sa première titularisation avec son club formateur face à ce même adversaire. Pour Nice-Matin, le milieu de terrain de 19 ans s’est souvenu de ce moment et de ses débuts avec l’ASM, et notamment lorsqu’il a appris de la bouche d’Adi Hütter qu’il débuterait la rencontre : « Il m’apprend ma titularisation dans la semaine. Il me dit : « On va faire tourner et tu vas commencer. Tiens-toi prêt. » Je n’ai pas cogité et je me suis tenu prêt. J’avais fait une bonne prépa, j’étais entré contre Le Havre et Strasbourg et je savais que j’aurais ma chance. Je me suis dit : « Arrache tout. » »
Bamba a gardé de bons souvenirs de cette rencontre, où il avait réussi à montrer ses qualités : « Je me suis bien senti ce soir-là. Zakaria jouait à côté de moi et m’a donné beaucoup de conseils. J’ai essayé de ne pas trop réfléchir. Je me suis dit : « Joue ton football, tu sais faire et ça va aller. » C’est ce que j’ai fait. Quand tu vis ta première titularisation en pro avec ton club formateur, il y a de la fierté et tu as envie de montrer que tu as le niveau. Quand j’y repense, je suis content de ce que j’ai fait. Ce qui m’a mis dedans, c’est mon premier ballon récupéré sur Namaso. Je reviens fort alors qu’il partait en contre-attaque. Je me suis mis en confiance. Quand ça va bien défensivement, derrière, ça va aussi avec le ballon. »
« J’ai vu la différence entre la L1 et la C1 »
Aladji Bamba, à propos des matches contre Auxerre et Bruges
Juste après ce match, les choses ont cependant été plus difficiles, avec la déroute contre Bruges en Ligue des champions (1-4) : « Ça a été une épreuve assez compliquée. Tu viens de commencer ta carrière et c’est tout beau tout rose. Ta première titularisation en L1 se passe bien, tu enchaînes en Ligue des champions en débutant le premier match de la campagne, mais tu sors à la mi-temps… Ça pique l’ego, ça c’est sûr. Tu prends 4-1 et la performance ne suit pas. Je suis rentré dans ce match avec la pression, j’ai perdu des ballons et ma confiance a baissé. Face à Vanaken, c’était difficile. Il est athlétique et intelligent, il a de l’expérience. J’ai vécu ça comme une étape et je suis passé au-dessus. J’ai vu la différence entre la L1 et la C1. »
Mais malgré ce passage compliqué, suivi rapidement d’une blessure, Bamba a bénéficié de la confiance d’Hütter, pour le peu de temps qu’il est ensuite resté sur le banc monégasque : « Il m’a dit que l’équipe n’allait pas bien et moi aussi, qu’il fallait me remplacer. J’ai compris. Il m’a dit : « Je ne suis pas énervé contre toi. C’est normal, tu es un jeune joueur et ça arrive de faire de mauvais matches ». Derrière, il a prouvé qu’il avait encore confiance en moi. » Avant de faire ensuite changer d’avis Sébastien Pocognoli.
Source : Nice-Matin
