Monaco a réagi trop tard face à Auxerre (2-2)

On attendait une réaction de l’AS Monaco après le lourd revers contre le PFC. S’il ne fallait pas compter sur une équipe auxerroise, à la lutte pour sa survie en L1, pour être conciliante, les Monégasques ont mis trop de temps à entrer dans leur match pour espérer mieux qu’un nul (2-2).

Lorsqu’il a été demandé à Sébastien Pocognoli en conférence de presse s’il avait dû crier après la lourde défaite contre le PFC, l’entraîneur monégasque avait expliqué que c’était un levier qu’il fallait actionner avec parcimonie. Nul doute que le Belge a dû élever la voix et que les murs du vestiaire ont tremblé après 45 minutes honteuses d’une équipe qui joue sa place en Ligue des champions. Menés de deux buts, les Monégasques étaient totalement à l’envers lors de ce premier acte qui a vu Auxerre faire sa loi sur la pelouse du Louis-II. Pressing inexistant, absentéisme sur les seconds ballons, et retard au duel, c’était limite si les joueurs de la Principauté n’ont pas déroulé le tapis rouge à leurs adversaires.

Les manques de cette formation monégasque, qui a été bousculée sur chaque sortie de balle bourguignonne, ont été flagrants, et ils ont été sanctionnés par deux buts frappés par la réussite. Sur un corner mal dégagé par la défense asémiste, la frappe depuis l’entrée de la surface de Kévin Danois a passé sans encombre une forêt de jambes pour aller tromper un Hradecky à la détente faiblarde (11e). Le gardien finlandais a été ensuite fautif sur le second but en laissant passer sous son ventre une reprise de Sinayoko qui ne présentait pas de grand danger (33e). La réaction des Monégasques s’est fait attendre mais à l’exception de deux situations sur Akliouche dans la surface qui auraient pu être sanctionnées autrement par l’arbitre de la rencontre, Thomas Léonard, aucune véritable occasion n’était à noter.

C’est finalement en seconde période que les joueurs de Pocognoli ont produit leur effort, avec un changement de dispositif tactique et un retour à quatre derrière. L’entrée de Simon Adingra a apporté du peps et l’ASM a vite remis du gaz. Le gardien auxerrois Donovan Léon a repoussé une frappe de Teze qui prenait la direction de la lucarne (52e) et cela a constitué le premier avertissement envoyé par le club du Rocher. Quatre minutes plus tard, Ansu Fati, assez fantomatique jusque-là, a trompé Léon d’une frappe sèche (56e). Et dans la foulée, Folarin Balogun a obtenu un penalty justifié après une sortie ratée du gardien auxerrois. L’attaquant américain s’est fait justice lui-même, inscrivant son huitième but sur les huit dernières rencontres (59e). L’ASM a poussé, Balogun s’est vu refuser un doublé pour une position de hors-jeu, après une frappe croisée du gauche limpide (65e).

Le momentum était clairement monégasque mais les Rouge et Blanc ont laissé passer leur chance, malgré quelques situations chaudes sur le but auxerrois et leur gardien remplacé, entré en jeu pour suppléer un Léon blessé. C’est donc un nul frustrant que l’ASM concède, qui ne lui permet pas de repartir de l’avant et surtout de ne pas refaire une partie de son retard sur les concurrents pour le podium. Il y avait pourtant un véritable coup à jouer après la défaite de Marseille contre Lorient et le nul de Lille contre Nice. Les Monégasques restent à la 7e place, à égalité de points avec Rennes et à quatre points de Lille. Il y aura urgence à recommencer à gagner, contre Toulouse la semaine prochaine, sans quoi, c’est une salade de regrets qui attendra l’ASM en fin de saison.

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