Après une très belle série de sept victoires d’affilée, l’AS Monaco est dans une phase de creux. Battus sèchement par le Paris FC, les joueurs de Sébastien Pocognoli sont au point mort après avoir échoué à retrouver la victoire contre Auxerre (2-2), dimanche dernier. À quatre points du podium et de la Ligue des champions, le temps presse pour les Monégasques, qui n’ont plus que quatre journées pour refaire leur retard : « Les joueurs savent que c’est maintenant ou jamais, a rappelé l’entraîneur de l’ASM. Je les ai challengés sur la deuxième partie de saison avec un tableau sur les plus et les moins de cette phase retour, pour les amener dans une spirale de compétition. Et pour qu’ils soient aussi réalistes par rapport à ce qu’ils sont en train de faire. »
Mais la belle série appartient au passé et c’est une course contre la montre qui s’engage pour les Monégasques. Et elle commence dès ce samedi, à Toulouse : « C’est vrai qu’on oublie assez rapidement ce qu’il se passe dans le football. Ce tableau n’a pas la même valeur aujourd’hui avec les deux derniers résultats, étant donné que nous avons un retard de points qui fait que nous n’avons plus le droit à l’erreur. Je leur ai dit de penser d’abord au jeu, et que le classement allait suivre, en étant disciplinés, rigoureux, et en donnant le maximum sur les quatre derniers matches. On verra où est-ce que ça nous amène et ce que nos concurrents vont laisser ou pas en route et on fera les calculs à la fin. »
« Ça ne date pas de cette année, c’est le cas depuis deux, trois ans »
Sébastien Pocognoli, à propos de l’inconstance de l’équipe
Par rapport à la prestation contre Auxerre, Pocognoli en a tiré quelques enseignements : « Il y a une constante sur le fait que nous sommes moins proactifs dans certains domaines. Contre Auxerre, on a quand même 10 à 15 minutes de bonne facture, où on est dans le schéma qu’on veut créer, et on se crée les premières possibilités. Mais après le premier but, on a diminué dans l’intensité, dans tous les secteurs de jeu et dans la discipline tactique aussi. Être présent dans les premières minutes d’un match, cela dépend aussi de la dynamique de la semaine de travail, et de la discipline. C’est donc sur ça que j’ai porté mon attention, sur ce que l’on peut faire de plus pour être plus concentrés dès la première minute. »
Le technicien belge regrette forcément l’inconstance de son équipe, entre les moments de flottement et les « bons moments de football » qu’il voit. Et s’en dédouane un peu. « Ça ne date pas de cette année, c’est le cas depuis deux, trois ans pour avoir analysé le club, a-t-il pointé. Ce sont les mêmes choses qui reviennent et qui font qu’on a des saisons inconstantes où parfois sur le finish on peut décrocher le bon ticket. Mais cette année, pour tirer le bon ticket, c’est plus compliqué. On travaille sur cette inconstance, et c’est quelque chose que je dois absolument fixer pour l’année prochaine, car on ne peut pas revivre une nouvelle saison comme ça. Mais c’est bien, car je suis dans une analyse profonde de comment peut-on améliorer cela. »
Il veut évidemment mettre en place des choses pour corriger cette inconstance la saison prochaine : « Cela peut être fait de manière structurelle, une question de profils, et aussi le fait de maintenir cette rigueur chaque jour à l’entraînement. Il faut pousser les joueurs à avoir cette mentalité qui fait qu’à chaque seconde on est prêt à faire la meilleure seconde de la semaine. C’est un processus et c’est déjà bien mieux qu’en début de saison, même si parfois on a des trous d’air. Et puis c’est aussi relatif au leadership, quelque chose qu’il faut stimuler car nous avons parfois des absences à ce niveau-là, que ce soit au niveau technique ou de la personnalité. »
