L’été dernier, Edan Diop a été prêté du côté du Cercle Bruges. Après une saison blanche sur le Rocher, marquée notamment par les blessures, le frère cadet de Sofiane Diop a pu retrouver des sensations au sein du club satellite de l’AS Monaco, malgré un exercice difficile sur le plan sportif. Mais pour le milieu de terrain de 21 ans, le plus important était de pouvoir enchaîner, comme il l’a confié dans un long entretien sur le site officiel du club. « Mon objectif principal en arrivant en prêt ici était de faire une saison complète. Et je dirais qu’avant cela, le plus important pour moi était également de ne pas me blesser. Finalement au fur à mesure, je vois que je joue et que je commence à enchaîner. À partir de ce moment-là, je n’avais plus l’appréhension de me blesser, ça disparaît totalement de mon esprit. »
À cet égard, cette saison au sein du pensionnaire de Jupiler Pro League l’a rassuré : « Je dis toujours que le principal, ce n’est même pas de faire des “stats”, mais de rester toujours en bonne santé, c’est ce qui est primordial pour moi ! Donc oui, c’est effectivement un point très positif, parce que je me dis que je peux enchaîner des saisons à 30-40 matches, que mon corps répond à cette charge, et ça, ça fait plaisir. » Et avec cet état d’esprit plus calme, il a pu aller chercher la performance. « C’est là que ta saison commence et qu’il faut performer. Donc pour moi oui, c’est une saison qui m’a fait extrêmement grandir, notamment en termes de professionnalisme. » Utilisé à 35 reprises avec le Cercle, Diop s’est montré régulièrement décisif (7 buts, 3 passes), surtout en fin de saison, puisqu’il l’a été à six reprises lors des huit derniers matches.
Mais plusieurs événements lui ont permis de débloquer certaines choses sur l’aspect mental : « Mon but contre Anderlecht, où je marque de la tête sur un centre venu de la droite. C’est ce but qui m’a fait sortir de ma zone de confort et qui m’a fait me dire que je devais prendre les choses en main et montrer ce que ce que je sais faire. Je voulais être décisif pour mon équipe et montrer que j’étais un leader. » Au point de prendre ses responsabilités en tirant un pénalty dans un moment clé : « Le premier tireur était absent, donc je me suis dit : « pourquoi pas ? ». Je sais tirer les penalties, et qu’il faut pour cela effectuer un geste fort. J’ai réussi, ce qui veut aussi dire d’une certaine manière que j’ai du caractère ! C’était important pour moi encore une fois de montrer de quoi je suis capable. »
Sur l’aspect tactique, cette année lui a servi à compléter sa palette déjà large. Polyvalent, puisqu’il peut jouer milieu central ou sur tout le côté droit, quand Philippe Clément lui avait fait confiance pour occuper un rôle de piston, Diop a surtout été utilisé comme milieu gauche cette saison : « Honnêtement j’ai apprécié, mais surtout le fait d’avoir pu aider mon équipe. Ça m’a fait plaisir de dépanner dans cette position, d’autant que j’ai appris un nouveau poste. Cela montre que je peux un peu jouer un peu partout, que ce soit au milieu ou sur un côté. C’était une autre expérience, un autre challenge à relever. Et pour moi, je l’ai très bien réussi, donc je suis satisfait. »
Reste à savoir si toute cette expérience du côté de la Belgique pourra trouver un prolongement avec son club formateur la saison prochaine. « Je pense effectivement que c’est une saison qui m’a permis de vraiment lancer ma carrière. Avec beaucoup de temps de jeu, des matches pleins, des statistiques aussi, ça ne peut que m’être bénéfique d’avoir vécu cette année au Cercle », a-t-il conclu. Il lui faudra désormais convaincre l’exigeant Sébastien Pocognoli, mais aussi composer avec une concurrence qui s’est révélée dans l’entrejeu, avec les montées en puissance de Mamadou Coulibaly et d’Aladji Bamba. Diop, 20 matches avec l’ASM, est sous contrat jusqu’en 2028.
