Hradecky : « Ça aurait pu faire 5, 6, voire 7-1 »

L’AS Monaco a sombré corps et biens contre le Paris FC (1-4), vendredi soir. À l’issue de cette désillusion, Lukas Hradecky semblait avoir du mal à expliquer cette défaite, mais il a volontiers reconnu qu’elle aurait pu être bien plus large : « C’est difficile à analyser, on est menés 3-0 après 21 minutes… Je pense qu’on a lâché le match, malheureusement. Je ne trouve pas vraiment les mots pour expliquer pourquoi on a commencé comme ça. Est-ce un manque de concentration ou autre chose ? Mais quand vous devez courir après le score tout le match c’est compliqué… ça aurait pu finir à 5, 6 voire 7-1. Bien sûr, on a eu de bons moments aussi, mais c’est dommage que notre série s’arrête ainsi. C’est peut-être un bon signal d’alarme avant la fin de la saison. »

Le gardien finlandais a écarté l’hypothèse d’un problème tactique ou encore de communication : « On a perdu des ballons importants au milieu de terrain, ils ont pu contre-attaquer et ils ont été très bons là-dessus. Il faut aussi tirer son chapeau à leurs joueurs rapides. Mais on doit se regarder dans le miroir : avec ce genre de performance, peu importe si c’est le Paris FC, Marseille ou Auxerre, on ne peut pas gagner en Ligue 1. (…) Je ne pense pas non plus que ce soit une question de communication, qui se fait aussi sans les mots. Quand on joue ensemble depuis assez longtemps, on sait quoi faire dans chaque situation. C’est un aspect parmi d’autres, il y a beaucoup de choses qui n’ont pas fonctionné. »

« C’est bien ça arrive pour que tout le monde se réveille »

Lukas Hradecky après la lourde défaite contre le Paris FC

L’ancien du Bayer Leverkusen a été à peine plus convaincu par le lien de causalité avec les absences combinées d’Aleksandr Golovin et Maghnes Akliouche au coup d’envoi, en particulier dans les phases de pressing : « Tout le monde dans l’équipe sait quoi faire sur le terrain à ce stade, donc… oui, il nous manquait des joueurs importants, des joueurs techniques, mais si on manque un pressing, il faut savoir faire une faute. On a peut-être été trop tendres là-dessus. On a vu beaucoup trop de contre-attaques, et c’est comme ça que Paris veut jouer. On s’est tiré une balle dans le pied. »

Monaco doit désormais passer à autre chose, maintenant que le signal d’alarme a été actionné : « C’est difficile de ne pas être en confiance, mais peut-être qu’il y avait trop d’automatismes de penser qu’on allait marquer le premier but. Et soudain, tu es mené 3-0. C’est la réalité, c’est ce que je disais : ça devait arriver à un moment donné, mais c’est bien que ce soit maintenant pour que tout le monde se réveille. Il n’y a pas de matches faciles en Ligue 1. (…) On revient de loin, le début de saison était merdique et on est quand même là à jouer les places européennes. On est confiants, mais ce genre de prestation ne doit plus se reproduire. (…) Il faut au moins en tirer quelque chose de positif. »

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