Dans la lignée des trois premières rencontres déjà abouties contre le PSG, le Monaco de Sébastien Pocognoli a donné cette fois une véritable leçon au Parc des Princes.
TOPS

Sébastien POCOGNOLI
Le technicien belge a eu tout bon lors de cette rencontre et a donné une leçon à Luis Enrique. Il a reconduit un onze de départ identique à celui du barrage retour et qui avait déjà livré une prestation plus que convaincante. Son équipe a parfaitement appliqué ses consignes et a considérablement gêné le PSG grâce à un pressing haut. Le but de Golovin, inscrit 25 secondes après son entrée en jeu, a récompensé son coaching. Il a été contraint de faire deux changements à cause des blessures de Vanderson et Caio Henrique, mais sont équipe n’a jamais perdu le fil. Il est véritablement en train de laisser son empreinte dessus.

Maghnes AKLIOUCHE
Une centième en Ligue 1 rondement menée. Positionné au côté de Balogun devant, le milieu offensif a de nouveau ouvert le score face au PSG, comme lors du barrage retour. En plus de cela, il est aussi passeur sur le troisième but grâce à un pressing couronné de succès. Cela démontre son activité incessante dans l’abattage et le travail défensif, auquel il ne rechigne pas. Il lui a manqué d’être un peu plus tueur sur certaines situations (36e, 43e) et de tenter sa chance directement plutôt que de faire la passe. Sa progression passera aussi par là.

Thilo KEHRER
L’international allemand a livré un match de patron dans la défense. Il a signé plusieurs retours défensifs précieux, comme celui où il tacle Kvaratskhelia en position dangereuse (29e) ou encore lorsqu’il s’oppose à Barcola (33e). Il a dégagé plusieurs ballons chauds dans la surface, en a intercepté d’autres, et s’est montré très vif dans ses couvertures, en particulier avec un Teze qui a affiché des lacunes au niveau du repli.

Denis ZAKARIA
Le capitaine a parfaitement guidé les siens vers le succès et transmis toute sa hargne. Il a bien défendu en avançant et a fait preuve de solidité dans les duels. Il se jette au-devant de Ramos pour l’empêcher de marquer (79e) et s’est montré autoritaire sur d’autres situations. Son bon placement et sa vitesse y sont pour beaucoup dans la plus grande sérénité défensive des Monégasques. Un regret avec cette tête non cadrée (5e) sur un caviar de Caio Henrique alors qu’il était seul au second poteau.

Lamine CAMARA
Il a commencé piano cette rencontre et une première alerte sur une cheville après un contact a pu inquiéter. Mais il s’en est vite remis et a rapidement pris l’ascendant sur le milieu parisien. Que ce soit au duel (10/14 remportés) ou à la récupération (13 ballons gagnés), il a été impressionnant par son volume et son activité. Un stop sur Barcola (41e), des ballons gagnés haut pour initier des contres (6e, 36e). Très fort aussi dans la conservation du ballon, même lorsqu’il est assailli par plusieurs joueurs adverses. Attention parfois à l’excès de gourmandise. Sauf quand celui-ci se manifeste par un raid de 80 mètres pour aller faire chauffer les gants de Safonov (72e). Psychologiquement, celui-ci a été essentiel juste après la réduction de l’écart parisienne.

Wout FAES
Il a été coriace dans l’engagement et cela s’est manifesté par plusieurs jaillissements où il a récupéré des ballons. Ses vis-à-vis ont assez peu existé. Un peu léger face à Kvara au retour des vestiaires, qui l’élimine facilement, mais sans que cela ne prête à conséquence. Sans doute lié à son avertissement pris en fin de première qui l’a contraint à défendre plus sobrement pendant le second acte.
Les autres notes
Philipp KÖHN : 6/10
Il a réalisé une belle sortie devant Hakimi (6e) et se détend bien pour repousser une tentative de Dembélé (79e). Mais sur le but, il manque de jump et se fait prendre à son premier poteau. Son jeu au pied a en revanche été assez terrible et a mis en difficulté ses partenaires plus d’une fois quand il n’a pas directement rendu le ballon à l’adversaire.
VANDERSON : non noté
Le Brésilien réalisait une entame dynamique et prometteuse, avec une bonne remise de la tête vers Kehrer (4e) et un grand pont sur Nuno Mendes, avant de se précipiter sur son centre (9e). Mais son match a tourné court, touché à l’ischio-jambier gauche. Touché à l’ischio gauche, il est remplacé à la 15e minute.
Jordan TEZE : 5/10
Le Néerlandais a eu beaucoup de mal à entrer dans cette rencontre en remplaçant Vanderson au quart d’heure de jeu. Il a été régulièrement pris dans son dos et il n’a pas été très accrocheur à ce niveau pour essayer de gêner les Parisiens. Il dévie légèrement le ballon sur le but de Barcola mais il ne pouvait pas faire grand-chose sur ça. Il a mieux terminé, avec un écot intéressant sur le plan offensif.
Caio HENRIQUE : 6/10
Il est sur la première action du match, avec un centre parfaitement ajusté sur la tête de Zakaria (5e). Il sert aussi parfaitement Akliouche (43e) dans l’intervalle après avoir intercepté une mauvaise relance de Zabarnyi. Au-delà de ça, on l’a moins vu offensivement. Défensivement, il s’est accroché pour répondre à la vitesse des attaquants parisiens. Il a pu en souffrir mais a été assez peu pris en défaut. Sorti sur blessure à la 54e minute.
Aladji BAMBA : 6/10
Le milieu formé au club est lui aussi en train de se faire une place dans ce milieu de terrain. Positionné dans l’axe, ce n’est pas celui qu’on a le plus vu mais il s’est révélé efficace dans ses interventions et globalement plutôt inspiré sur le reste de son travail.
Mamadou COULIBALY : 5/10
Le milieu de terrain se retrouvait de nouveau dans un rôle hybride, entre milieu et attaque, pour faire bénéficier de son volume de jeu dans l’abattage et les projections. Sur ce point, il a mis du cœur à l’ouvrage et s’est dépouillé dans le pressing, avec sept ballons récupérés. Mais il est loin d’avoir réussi tout ce qu’il a tenté. Il n’a, par exemple, gagné peu de duels (3/12) et a aussi été frustrant quand il tricote un peu trop le ballon et manque d’application dans ses transmissions. Il oublie justement Balogun dans une position avantageuse (10e).
Folarin BALOGUN : 6/10
L’attaquant américain n’a pas eu un match facile et il a eu souvent du mal à exister et à se défaire de la marque des défenseurs parisiens. Mais il est aussi en confiance et cela le pousse à tenter des choses et provoquer la réussite. Son but d’une frappe lointaine, déviée par Nuno Mendes, redonne un plus large avantage à l’ASM et a climatisé le Parc des Princes pour lui éviter une fin de match étouffante. Lui aussi fêtait sa 100e apparition en Ligue 1 et elle a été réussie.


