Bamba : « Quand Pocognoli m’a dit qu’il comptait sur moi, j’étais dubitatif »

Aladji Bamba est l’une des belles surprises de cette saison à l’AS Monaco. Lancé dans le grand bain des professionnels par Adi Hütter, lors de la première journée de Championnat face au Havre, le milieu de terrain de 19 ans a déjà joué 21 rencontres cette saison et été titularisé dix fois. Mais la saison a aussi été faite de hauts et de bas, et notamment d’une longue période sans jouer après une blessure et qui l’a fait douter, comme il l’a confié à Nice-Matin. « Après ma blessure, j’avais besoin de reprendre confiance en moi et ça n’allait pas revenir du jour au lendemain. Je n’étais pas au meilleur de ma forme », a-t-il justifié.

Dans un premier temps, c’est même Sébastien Pocognoli qui a douté du potentiel de Bamba, comme il l’avait déjà expliqué lors d’une conférence de presse, mais le jeune joueur formé au club a voulu lui prouver qu’il se trompait sur son compte : « Même si je suis énervé ou mécontent, sur le terrain, je suis un gars qui donne le meilleur de lui-même. Je pense que c’est ce que le coach a vu. Quand il assistait aux matches, je ne boudais pas. J’essayais de jouer mon jeu et d’apporter un plus à l’équipe. C’est ce qu’il a aimé. » Mais il reconnaît que la relation avec le technicien belge n’a pas été aussi simple au début : « Je me souviens qu’à Bodö (en novembre), je ne suis pas entré en jeu et ça m’a fait mal au cœur. Je me suis posé beaucoup de questions. Est-ce que je vais rejouer ? »

« Il m’a montré crescendo comment fonctionne le monde pro »

Aladji Bamba, sur l’apport de Sébastien Pocognoli

Courtisé par le Red Star en janvier, Bamba a même pensé partir pour aller gratter du temps de jeu chez le pensionnaire de Ligue 2, avant d’être convaincu du contraire par Pocognoli : « C’était la fin du mercato et il restait quatre mois de compétition. Je voulais partir pour m’aguerrir et prendre du temps de jeu. Le coach m’a fait comprendre qu’il allait me faire jouer et qu’il comptait sur moi. Quand il m’a dit ça, au début, je n’ai pas été surpris mais j’étais dubitatif. J’avais déjà été patient. Finalement, je ne regrette pas d’être resté (sourire). Il m’a remis sur le terrain à Orléans (en Coupe de France) et je me suis dit « OK, c’est reparti. » Il a tenu sa parole. » Il a aussi été aidé par des cadres du vestiaire : « Après Bodö, Thilo Kehrer m’a dit : « Ta chance viendra ». Entendre ça m’a fait cogiter. Je me suis dit : « Donne tout à l’entraînement et ça va revenir. » »

Si le natif de Blois a reconnu avoir encore du mal à tenir l’intensité d’un match sur 90 minutes, il a cependant constaté les progrès avec le Belge : « Il me parle d’intensité, de gagner les duels, de gratter des ballons. Il veut que je le fasse encore plus. Il attend surtout que je joue vers l’avant. J’ai cette capacité de porter le ballon et de casser des lignes par la passe. Je vais vraiment travailler pour la mettre en œuvre. On s’attarde aussi sur mes premières touches, ma prise d’informations qui ne se fait pas toujours dans le bon timing. Là où je pense avoir le plus progressé cette saison, c’est dans mon placement et ma prise d’infos. J’ai amélioré mes bases avec et sans ballon. (…) Il m’a montré crescendo comment fonctionne le monde pro. »

Source : Nice-Matin

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