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Saisir la balle au rebond

Dimanche (15h), l’AS Monaco reçoit Montpellier au moment de débuter le dernier mois de compétition avant la trêve hivernale. Une rencontre cruciale pour l’ASM afin de recoller à Nice, alors que le rythme commence à s’intensifier derrière.

Le souvenir est cuisant. Il faut se rappeler ce qu’était la dernière visite de Montpellier au stade Louis-II, (4-0, le 30 avril dernier). Une pluie lancinante lors d’une rencontre déprimante pour qui porte l’ASM dans son cœur. Ce jour-là, la performance des Asémistes avait rivalisé de tristesse avec la météo et la leçon avait été terrible face à des Héraultais en jambe et survoltés. Cette défaite avait été le révélateur d’un groupe et d’un entraîneur aux abois, plus maîtres de rien et surtout plus de leur destin. Sept mois plus tard, il est frappant de voir à quel point les courbes ont pu s’inverser entre les deux équipes. Bien sûr, Adi Hütter n’a que faire de ces considérations passées, et à son arrivée en juillet, il avait d’ailleurs pris soin de laisser ces plaies béantes se refermer sans y ajouter son grain de sel. L’Autrichien a d’autres chats à fouetter et a lui aussi son lot de mésaventures à faire oublier. La dernière en date contre Paris, où Monaco est reparti les fesses rougies (2-5) de son déplacement au Parc des Princes.

Non pas que l’ASM ait affiché son plus mauvais visage de la saison, comme pourrait le laisser penser le score, mais cette défaite ne fait évidemment pas du bien et elle confirme une dynamique beaucoup moins bonne pour l’équipe de la Principauté, avec une seule victoire en quatre rencontres (2-0 contre Brest le 5 novembre). Un creux dans la saison mais qui n’inquiète pas vraiment Hütter, conscient que son travail se fait sur le long cours : « Je suis arrivé à Monaco pour entamer un processus et tout le monde ici était heureux du début de saison et de notre jeu. Nous devons faire attention aux analyses à court terme, surtout lorsque les résultats sont un peu moins bons, car il s’agit avant tout d’un long processus et parfois cela ne va pas toujours dans la direction voulue. En football, tout n’est pas toujours linéaire et parfois nous pouvons rencontrer des difficultés. Nous savons qu’en ce moment nous ne sommes pas dans notre meilleure forme. »

Alors dimanche, Monaco aura deux claques à effacer : celle du mois d’avril et celle de vendredi dernier pour rebondir. Si Golovin continue de se montrer épatant, le retour de Youssouf Fofana au milieu de terrain devrait faire du bien, quand dans le camp d’en face la zone est sinistrée. Auteur d’une trêve internationale pleine de promesses avec l’équipe de France, Fofana n’avait pas pu en faire profiter ses coéquipiers contre le PSG en raison d’une suspension, et son remplaçant Mohamed Camara ne s’était pas montré suffisamment au niveau de l’enjeu. Mais pour l’ASM, il y aura du travail aussi bien en attaque qu’en défense. Les buts ne s’empilent plus dans les filets adverses comme c’était le cas en début de saison tandis que derrière, les vannes restent difficiles à fermer complètement, même si Hütter s’est félicité d’avoir obtenu deux clean sheets récemment. Pour réitérer, il faudra museler notamment le second meilleur buteur du championnat Akor Adams (7 buts).

Pour les Monégasques, l’occasion de rebondir est belle, et surtout, elle est capitale dans l’optique du championnat. Si Paris semble désormais lancé dans ce qui pourrait devenir rapidement un cavalier seul, Nice a chuté pour la première fois contre Nantes (0-1) ce samedi. En cas de succès, Monaco pourrait donc revenir à deux points d’un rival qui devra désormais lui aussi montrer sa capacité de réaction. Il y a quelques journées, un trou semblait avoir été fait entre le trio de tête et le reste de la meute, mais force est de constater qu’il n’en est rien puisque l’écart a vite été comblé et Monaco est désormais sous la menace des poursuivants. Lille est toujours à un point, comme Reims qui s’accroche au top 5 après sa victoire contre Strasbourg vendredi (2-1). Auteur d’un début de saison catastrophique, Lens a pu enchaîner et son succès étriqué contre Lyon (3-2) replace la formation artésienne à deux longueurs de l’ASM, qui sait donc qu’elle n’a plus de marge et ne pourra pas se permettre de se louper.

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