Ce samedi, contre Metz, l’AS Monaco va essayer d’effacer la désillusion après Toulouse, d’où elle est repartie avec seulement un point. Ces récents résultats condamnent très certainement l’ASM dans la course à la Ligue des champions, et ils la repoussent hors des places européennes. Mais Sébastien Pocognoli ne veut rien céder, à trois matches du terme : « On peut avoir des regrets et on en parlera en fin d’année. On fera le bilan tous ensemble de ce qui a été regrettable ou positif, mais pour le moment, il y a encore des choses à jouer. (…) Nous sommes loin des places qualificatives en Ligue des champions, néanmoins, nous ne pouvons compter que sur nous-même pour terminer européens. C’est important pour le club, les joueurs et les supporters de continuer à avoir un nom sur la scène européenne l’année prochaine, donc on doit tout faire pour y arriver. »
Comment s’est comporté le groupe après cette nouvelle déconvenue ? L’entraîneur monégasque explique que les process ne changent pas forcément au gré des résultats, même s’il constate depuis quelques semaines une récurrence des manquements : « Depuis des semaines, on réalise à chaque fois une autocritique, que ce soit après une victoire ou après une défaite. J’ai un groupe réceptif qui est assez ouvert pour apprendre, même si ces deux, trois dernières semaines, on répète quand même parfois les mêmes erreurs. On peut tout de même terminer la saison sur une bonne note, avec potentiellement une deuxième partie de saison très positive si on aborde bien ces trois matches. J’espère que nous allons décrocher une place européenne mais cela ne tient qu’à nous. »
« J’ai assez d’expérience pour me rendre compte lorsqu’un joueur joue avec de la suffisance, par rapport à une gestion quelconque »
Sébastien Pocognoli, à propos de la Coupe du monde à venir
Si le Belge accepte un coup de moins bien au cours d’un match, il regrette le black-out total qui a suivi la bonne entame à Toulouse : « Nous devons travailler sur les secondes périodes, et je pense que le leadership peut aussi expliquer ce manque de constance lors d’un match où il faut essayer de rester neutre dans les moments plus difficiles. C’est d’ailleurs ce qu’on avait su faire les semaines passées, mais un peu moins ces derniers temps. (…) Il faut qu’on retrouve cette unité et cette coopération tout au long de la rencontre. Je travaille sur ça et à sensibiliser les joueurs, surtout les cadres, pour amener cette neutralité dans les moments un peu plus compliqués, mais également pour garder le contrôle sur ses émotions et rester serein. »
Pocognoli ne croit pas en tout cas à des joueurs déjà tournés vers la Coupe du monde : « J’ai assez d’expérience pour me rendre compte lorsqu’un joueur joue avec de la suffisance, par rapport à une gestion quelconque, qu’elle soit pour une Coupe du monde ou une autre compétition. Selon moi, c’est la plus mauvaise solution de se préparer à quelque chose en mettant le frein. C’est justement à ce moment-là que des choses négatives peuvent arriver. Si j’avais donc un conseil à donner, ce serait de juste se focaliser sur les ambitions du club, de se servir de ces trois matches et de cette quinzaine d’entraînements qui arrivent pour tout simplement mettre les meilleurs ingrédients pour aller à la Coupe du Monde. »
Il peut en revanche comprendre que la fatigue joue un rôle dans ce sprint final : « Certains ont eu une saison très longue, comme Balogun, Akliouche ou Camara, donc c’est possible qu’il y ait parfois une gestion à faire par rapport au temps de jeu et à l’entraînement. Mais, je n’ai jamais senti une quelconque gestion dans les efforts par qui que ce soit ces dernières semaines. (…) Après le Real, on a dû faire trois fois plus d’efforts pour revenir dans la course. Les joueurs ont dû s’investir physiquement et mentalement pour revenir sur le peloton. Certains ont enchaîné un nombre considérable de matches, sélection incluse. Mais au final, c’est une dynamique que nous avons nous-mêmes choisie donc il faut l’assumer. Maintenant, il reste trois matches et cette débauche d’efforts peut expliquer cette inconstance, mais je ne veux pas qu’on l’utilise (comme une excuse). »
